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AFRIQUE

Maroc : Naissance d'une association en mémoire aux policiers tués à Gdim Izik


Alwihda Info | Par - 16 Décembre 2016 modifié le 16 Décembre 2016 - 22:42


Une séquence des tragiques événements survenus fin décembre 2010 à Gdim Izik, à 15 kilomètres de Laâyoune.  Crédit photo : Sources
Une séquence des tragiques événements survenus fin décembre 2010 à Gdim Izik, à 15 kilomètres de Laâyoune. Crédit photo : Sources
Les familles et amis des  victimes de Gdim Izik au Maroc, dans un communiqué de presse parvenu à Alwihda Info, signé de son président M. Ahmed Atertour, a annoncé, samedi 10 décembre 2016, la création d'une entité associative dénommée l'Association de Coordination des Familles et Amis de victimes de Gdim Izik au Maroc. 

La date de la célébration de la journée internationale de droit de l'Homme est choisie pour annoncer la création de cette association en vue de marquer et de commémorer le caractère sacré du droit à la vie, spolié à leurs onze enfants, agents des forces de l'ordre de leur état,  assassinés de sang froid dans le cadre de l'exercice de leur mission, le 8 novembre 2010, dans le banlieu de Laayoune. 

Pour rappel, des affrontements avaient opposé le 8 novembre 2010, dans la ville de Laayoune, située dans la partie méridionale controversée du Maroc, les manifestants saharouis et les forces de l'ordre après que ces dernières eurent démantelé le campement de "protestation" de Gdim Izik, situé à 12 km de la ville. 

Selon les autorités marocaines, ces émeutes ont fait 11 morts et 159 blessés parmi les forces de l'ordre ainsi que 2 civile tués. Cette Association de coordination des familles et amis des victimes de Gdim Izik s'est assignée comme objectif entre autre de faire connaître les éléments de force de l'ordre tombés sur le campement de Gdim Izik comme de martyrs du devoir national. Elle vise aussi à préserver la mémoire des victimes et leur rendre hommage à travers l'application de la loi, à l'encontre des coupables, à représenter et à faire entendre la voix des familles et amis de victimes devant les instances nationales et internationales. 

Le président de ladite association M. Ahmed Atertour estime que le transfert du dossier devant la cour d'appel constitue déjà une opportunité de plus afin de mettre en exergue les souffrances de familles de victime et de faire face à toutes les tentatives visant à  occulter le caractère pénal de ce dossier, de présenter les coupables en tant que victimes et d'omettre totalement leurs enfants qui sont les vraies victimes. Et de faire observer que son association a décidé d'entreprendre toutes les initiatives nécessaires afin de poursuivre les diverses étapes de ce procès en vue de se constituer partie civile avec comme but d'informer le tribunal de quelques aspects de la souffrance des familles de victimes et de présenter leurs revendications à ce propos. 

"Nous réaffirmons notre confiance à la justice qui est apte à dévoiler le caractère criminel des actes ayant entraîné l'assassinat de nos enfants et la manière, autant barbare qu'inhumaine, adoptée par les coupables consistant à mutiler les cadavres des défunts, à uriner sur eux et à les estropier", a-t-il déclaré. Par ailleurs, l'association exhorte toutes les organisations et l'ensemble dse personnes croyant en la justesse de ses revendications à la soutenir.

Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur