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RDC: La ville de Goma assiègée


Alwihda Info | Par - 20 Novembre 2012


La thèse d'une rébellion instrumentalisée de l'étranger est soutenue par les Nations-Unies et l'Union européenne. Sans citer de pays en particulier, Bruxelles, s'est déclarée "très préoccupée" par "les informations faisant état de la poursuite d'un soutien extérieur" au M23 et a "condamné avec force" la reprise des hostilités.


RDC: La ville de Goma assiègée

Les 300 000 habitants de Goma vivent un cauchemar. Les combats entre l'armée de République démocratique du Congo et les rebelles du M23 (Mouvement du 23-mars) se sont intensifiés lundi et se sont rapprochés du coeur de la capitale du Nord-Kivu, provoquant des scènes de panique et des fuites massives de civils vers le sud ou le Rwanda voisin depuis vendredi.


Dans la journée, les rebelles ont tiré plusieurs obus de mortier vers l'aéroport et ont ouvert le feu dans un village situé à 3 kilomètres de la ville. "Nous allons nous battre jusqu'à la fin et prendre Goma ce soir", a déclaré lundi le porte-parole du M23, Vianney Kazarama. Son mouvement regroupe les ex-combattants rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui avaient été intégrés à l'armée régulière après la trêve de 2009. Depuis avril, ils se sont mutinés, en réclamant la fin du "brassage" qui les disperse dans d'autres régions de RDC et l'ouverture de négociations politiques.


Le ton monte avec le Rwanda


Le gouvernement de Kinshasa "ne négociera pas", a affirmé son porte-parole, Lambert Mende, qui qualifie le M23 de "forces fictives mises en place par le Rwanda", l'Etat voisin avec qui les relations restent très tendues. Le Rwanda, qui réfute tout soutien aux rebelles, a accusé lundi après-midi l'armée de RDC d'avoir "délibérément" bombardé son territoire en visant les rebelles. "Aucun ordre de tir n'a été donné", a rétorqué le porte-parole de l'armée congolaise.


La thèse d'une rébellion instrumentalisée de l'étranger est soutenue par les Nations-Unies et l'Union européenne. Sans citer de pays en particulier, Bruxelles, s'est déclarée "très préoccupée" par "les informations faisant état de la poursuite d'un soutien extérieur" au M23 et a "condamné avec force" la reprise des hostilités.


Face à la montée de la violence, l'ONU a annoncé qu'elle allait évacuer mardi ses employés "non essentiels" de Goma, mais que les Casques bleus resteraient dans la ville pour protéger les civils. La capitale du Nord-Kivu, une province minière très convoitée, a déjà été occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rebellions. Métro




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