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ANALYSE

République Centrafricaine : Gestion des pouvoirs publics où le clientélisme ethnique ?


Alwihda Info | Par Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG - 24 Avril 2014 modifié le 24 Avril 2014 - 20:38


Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Expert- Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Expert- Analyste en Gestion des crises politico- militaires.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Expert- Analyste en Gestion des crises politico- militaires.
En règle générale, le pouvoir est l’ensemble des processus et des rôles sociaux par lesquels sont effectivement prises et exécutées des décisions qui engagent la défense des intérêts communs.
 
L’exercice de pouvoir politique s’affirme lorsque les décisions concernant les actions collectives et la régulation sociale de la société globale toute entière.
 
Il s’agit du pouvoir suprême, souverain. Il est souverain par rapport aux autres pouvoirs des groupes particuliers qui composent la société dans sa globalité, et qu’il est indépendant par rapport à ceux.
 
L’Etat reste et demeure l’unique organisateur au niveau hiérarchique de pouvoir public qui comporte de multiples rôles, la bonne gouvernance, offices, services publics attribués à toutes sortes d’agents compétents dans leurs domaines sans considération d’appartenance à un clan où une ethnie.
 
«C’est (ce) qui revient de dire fondamentalement que l’Etat n’a pas vocation de transformer la gestion des pouvoirs publics au profit d’un groupe où d’une ethnie mais le rôle de l’Etat est de rendre le plus pertinent son système de management a travers l’utilisation des cadres compétents». Il est alors indispensable d’établir une distinction qui existe entre la gestion du pouvoir public et la grande récompense clanique. L’éradication une telle philosophie de gouvernance est à bannir absolument au profit de l’intérêt général.
 
Au sien de la cité grecque, le clientélisme représente une relation qui unissait le patron à son client. Généralement le client est celui qui est au service de son patron qui compte tenu de sa position sociale modeste, se mettait sous la protection de son patron, qui lui assurait une aide matérielle régulière en échange de divers services : appui électoral, accompagnement au forum, apport des soutiens de multiples formes.
 
Au delà les dérives constatés au sien du système, le client doit souffrir en silence et se réserve le droit d’émettre qu’une seule pensée contradictoire par crainte que son patron puisse prendre des sanctions à son égard.
 
Alors pour maintenir le fonctionnement d’une telle méthode diabolique, les démagogues identifiaient ses clients qui sont souvent dépourvus de toutes convictions et facilement manipulables à sa solde.
 
Il convient d’affirmer que la pratique courante du clientélisme ethnique dans la gestion des pouvoirs publics en République Centrafricaine a été le facteur principal des échecs désagréables de tous les régimes sans aucune exception.
 
Les indicateurs de nos jours confirment que le rendez- vous de la reconstitution d’un Etat de droit est loin d’atteindre ses objectifs, car le fléau de la satisfaction des intérêts ethniques et des clans restent le mode de gouvernance de l’heure.
 
«Gouverner avec son ethnie où un clan c’est trahir la République ».
 
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Expert- Analyste en Gestion des crises politico- militaires.