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Tchad : La défense d’Allanhdoum Juda satisfaite de la relaxe


Alwihda Info | Par - 17 Novembre 2017 modifié le 17 Novembre 2017 - 14:27



La relaxe du directeur de publication du journal Le Visionnaire, Allanhdoum Juda a été prononcé par le parquet pour infraction non constituée, ce jeudi 16 novembre 2017.

Le journaliste était initialement poursuivi pour usurpation du titre et de fonction de journaliste. Me. Nadjinabé parlant au nom du collectif des avocats, se réjouit de la relaxe prononcée à l’égard de son client pour infraction non constituée. Il estime que le tribunal a dit le droit.

Par ailleurs, il explique que la procédure entamée contre son client est dénuée de tout fondement juridique.

”C’est un sentiment de joie que j’exprime parce qu’enfin, le tribunal a dit le droit tout en relaxant le prévenu pour infraction non constituée. Le ministère public a constaté dans sa poursuite qu’il n’y a rien à reprocher au prévenu. C’est une procédure que je qualifie, excusez-moi, de bidon parce qu’elle est dénuée de tout fondement juridique. Pénalement, c’est impossible de le poursuivre, raison pour laquelle le président de la séance a vidé sur le siège avec les éléments d’appréciations que les uns et les autres ont apporté pour obtenir la mise en liberté, pas seulement la mise en liberté mais la fin des poursuites contre le prévenu”, selon l’avocat.

Exprimant son sentiment de joie après cette décision, l’avocat estime que “la bataille n’est pas encore terminée parce que ce sont des choses qui peuvent arriver d’un moment à l’autre”.

Faisant la proximité entre la profession d’avocat et le journalisme, Maitre Nadjinabé a estimé qu’un avocat c’est d’abord un défenseur des droits de l’homme. “Ça, il faudrait qu’on se le dise. Le journaliste se place en tant que porte-parole ou bien en éclaireur qui est là pour éclairer la population. A un moment donné, le journaliste comme l’avocat ont à peu près la même vision de certaines choses parce qu’ils apportent leur pierre de contribution pour l’édifice d’un Etat de droit”, a-t-il souligné.

“Je ne vois pas le mal à ce niveau, pourquoi un avocat ne peut pas apporter sa pierre de contribution lorsqu’un journaliste qui dit la vérité se trouve détenu illégalement pour venir le défendre”, a conclu Maitre Nadjinabé.

Propos recueillis par Djimet Wiche.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur