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Tchad : à N’Djamena, deux jeunes devant la justice pour vol aux circonstances troubles


Alwihda Info | Par Ahmad Youssouf Ali - 22 Janvier 2026



Le tribunal de grande instance de N’Djamena a examiné, mercredi 21 janvier 2026, deux affaires de vol aux similitudes frappantes.

La première concerne un jeune homme d’une vingtaine d’années, affirmant avoir été dupé par un ami qui lui avait confié deux brouettes. Interpellé par les forces de l’ordre, il a été placé en détention. La seconde affaire implique un mineur, incarcéré à la maison d’arrêt de Klessoum, pour s’être présenté sur les lieux d’un vol de moutons survenu à Farcha.

Selon un témoin présent à la barre, le gardien d’un enclos à bétail a maîtrisé, vers 2 heures du matin, un individu qui s’y était introduit pour voler des moutons. Alors qu’il avait déjà attaché plusieurs bêtes, le voleur a été surpris et immobilisé. Peu après, un adolescent est arrivé sur les lieux et a interrogé le gardien pour savoir ce qui se passait.

N’obtenant pas de réponse, le mineur a à son tour été arrêté et considéré comme un complice probable. Le jeune mineur a, pour sa part, expliqué à la cour qu’il se trouvait dans un ciné-club où le sommeil l’a emporté. À son réveil, tard dans la nuit, il a décidé de rentrer chez lui. Sur son trajet, il a aperçu un homme en train d’en attacher un autre.

Poussé par la curiosité, il s’est approché pour demander au gardien si l’homme ligoté était un voleur. La cour lui a demandé en vertu de quelle autorité il agissait. Le mineur a répondu n’être qu’un simple passant sans aucune autorité. Dans la première affaire, le jeune homme à qui l’on avait confié deux brouettes par son ami, a été condamné à six mois de prison ferme.

Il a expliqué aux juges qu’entre 13 et 14 heures, il avait croisé un ami qui lui avait demandé 100 francs pour aller récupérer son téléphone en recharge dans une cabine publique. Après lui avoir donné la somme, il aurait brièvement gardé les deux brouettes. C’est à ce moment que les forces de l’ordre l’ont interpellé en possession des brouettes, le soupçonnant de vol.

La cour l’a interrogé sur la vraisemblance de son récit : son ami était-il en mesure de détenir deux brouettes ? Pourquoi n’a-t-il pas cherché à savoir à qui elles appartenaient ? Ces éléments, selon le tribunal, ont contribué à le qualifier de voleur, receleur et complice.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)