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Tchad : ce que la Banque mondiale prédisait avant le scandale à la SHT


Alwihda Info | Par Georges LAWANE - 28 Juin 2022


En avril 2022, la Banque mondiale a prédit une hausse des recettes pétrolières et a insisté sur la "prudence dans l'utilisation de la manne prévue". Une préoccupation à peine voilée face à la mauvaise gestion des recettes pétrolières au Tchad.


Tchad : ce que la Banque mondiale prédisait avant le scandale à la SHT
Aux yeux de l'institution, le Tchad pourrait saisir les opportunités émergentes offertes notamment par la hausse des prix du pétrole et la restructuration de la dette pour entreprendre des réformes visant à renouveler son contrat social et à réduire ses vulnérabilités à long terme.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Abderaman Koulamallah s’est exprimé ce 24 juin à la Télévision nationale sur l’affaire de détournement à grande échelle au sein de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT). “Il y a eu une enquête qui a abouti à la mise en lumière de malversations au niveau de la SHT. Ces malversations ont conduit à un probable détournement de 13.929.645.111 milliards de Fcfa pour être bien précis”, a révélé le ministre.

"La manne des recettes pétrolières prévue grâce à la hausse des prix mondiaux du pétrole offre une occasion de mettre en œuvre ces nouveaux engagements. Le gouvernement devrait gérer prudemment cette manne et utiliser le fonds de stabilisation pétrolier ainsi que les règles fiscales pertinentes pour s’assurer que les revenus pétroliers sont dépensés progressivement, de manière transparente et efficace, dans l’intérêt à long terme de la population", mentionne le rapport de la Banque mondiale.

Pour l'institution, le Tchad doit épargner sa manne pétrolière dans le fonds de stabilisation pour l’utiliser en cas de ralentissement économique. Les prix internationaux du pétrole sont en hausse depuis juin 2021, et la récente guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que les développements qui en découlent sont susceptibles de maintenir les prix du pétrole à un niveau élevé en 2022.

"La volatilité des prix du pétrole dans le passé et son impact sur le bien-être de la population appellent à une utilisation prudente de la manne prévue. Pour accumuler des réserves, le pays devrait utiliser le fonds de stabilisation actuel de la BEAC pour épargner toute manne supplémentaire", affirme le rapport.

Selon la loi actuelle sur le fonds de stabilisation, le gouvernement tchadien pourrait épargner jusqu’à 20 milliards de francs CFA en 2022 avec le niveau actuel des prix du pétrole. Le gouvernement devrait envisager d’augmenter la taille du fonds si la manne reste élevée en 2023. Cela permettrait également au gouvernement de planifier convenablement ses projets d’investissement et de s’assurer qu’il dispose de la capacité d’absorption et de mise en œuvre technique adéquate, conclut l'institution.



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