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"Txeroki", "Gurbitz": l'ETA frappée deux fois à la tête en très peu de temps


Alwihda Info | Par Abdel Ahmat - 9 Décembre 2008

MADRID - La chute du chef militaire de l'ETA, "Gurbitz", trois semaines après celle de son prédécesseur "Txeroki", illustre la fragilité croissante de la direction du groupe indépendantiste basque, alors que les enquêteurs analysaient mardi le matériel saisi en vue d'autres arrestations.


MADRID - La chute du chef militaire de l'ETA, "Gurbitz", trois semaines après celle de son prédécesseur "Txeroki", illustre la fragilité croissante de la direction du groupe indépendantiste basque, alors que les enquêteurs analysaient mardi le matériel saisi en vue d'autres arrestations.
Aitzol Iriondo Yarza, alias "Gurbitz", et deux militants présumés de l'ETA interpellés avec lui lundi lors d'un rendez-vous clandestin à Gerde, dans le sud-ouest de la France, ont passé la journée en garde à vue à Bayonne (sud-ouest) en attendant leur transfert à Paris mardi dans la soirée ou mercredi, selon une source policière.

La police espagnole a interrogé parallèlement trois autres membres de l'ETA interpellés lundi soir au poste-frontière d'Irun, après avoir fui en voiture le lieu de rendez-vous des trois premiers.

Des perquisitions ont été menées à leurs domiciles au Pays Basque, a indiqué le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

Il a souligné devant la presse qu'un important matériel ouvrant "des pistes d'investigations intéressantes" avait été saisi dans la voiture utilisée par "Gurbitz": trois armes, du matériel informatique, des ordinateurs ou clés USB, des agendas, des composants électroniques.

L'ex-lieutenant de "Txeroki", un spécialiste en informatique chargé de la formation des commandos avant de lui succéder, aura donc été "le plus éphémère dirigeant de l'ETA", soulignait mardi le quotidien El Mundo (droite).

"Les succès des forces de sécurité ont non seulement poussé l'organisation dans les cordes mais rendent crédible l'objectif d'en finir avec l'ETA (...). Elle pourra agir de temps en temps mais pas se réorganiser avec continuité", estime le journal dans son éditorial.

La chute de "Gurbitz" représente le troisième coup dur porté en six mois à la tête de l'organisation clandestine, tenue pour responsable de 825 morts en 40 ans de violences, après l'arrestation de "Txeroki" et celle en mai à Bordeaux du chef politique de l'ETA Francisco Javier Lopez Peña, dit "Thierry".

Tous trois étaient réputés incarner "l'aile dure" du groupe clandestin qui avait torpillé le "processus de paix" avorté de 2006-07 avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.

M. Zapatero s'est dit mardi convaincu que la pression policière en finirait à la longue "avec le fléau" ETA.

La ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a souligné "l'exemplaire" coopération franco-espagnole qui a permis d'enregistrer "des progrès pour essayer de neutraliser l'ETA".

Son homologue espagnol a toutefois invité à la prudence, convaincu que l'ETA tentera de réagir "au plus vite", comme elle l'avait fait après l'arrestation de "Txeroki" en assassinant un entrepreneur au Pays Basque. "On a la sensation que plus ils sont acculés, plus ils peuvent devenir dangereux", a-t-il déclaré.

Après de multiples arrestations de membres de commandos, c'est la direction de la "nouvelle ETA", montée pendant la trêve par "Txeroki" en puisant dans le vivier de jeunes militants indépendantistes formés comme lui et "Gurbitz" aux violences urbaines au Pays Basque, qui semble s'effondrer comme un château de cartes.

Et ce à la suite d'imprudences impensables du temps des vétérans d'une organisation normalement très cloisonnée sur le modèle militaire, selon les spécialistes de la lutte antiterroriste.

Ainsi, "Txeroki" avait été repéré à cause de la plaque d'immatriculation parisienne grossièrement fausse de son véhicule. "Gurbitz" s'est fait prendre sur un lieu de rendez-vous habituel de l'ETA, où il n'aurait jamais dû se rendre après l'arrestation de son ancien chef, selon ces sources citées par les médias espagnols.

Selon une source policière citée par l'agence basque spécialisée Vasco Press, "il a uriné dans son pantalon" au moment de son arrestation.

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Source:
http://www.lexpress.fr/



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