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AFRIQUE

Cameroun-Congo : les deux voisins se concertent pour relancer l’exploitation du fer


Alwihda Info | Par - 2 Juin 2021


Le projet d’exploitation des gisements situés dans les deux pays, avait été abandonné par une firme australienne. Aujourd’hui les présidents du Cameroun et du Congo, sont déterminés à trouver de nouveaux investisseurs. C’est dans cette optique que le président Paul Biya du Cameroun a reçu le 31 mai dernier, au Palais de l’Unité, Pierre Oba, ministre des Industries minières, envoyé spécial du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. L’entrevue portait sur l’urgence, pour les deux dirigeants, de trouver un remplaçant à la multinationale Sundance Resources.

Au demeurant, incapable financièrement, cette structure a brutalement rompu le contrat signé le 29 novembre 2012, dans lequel elle avait embarqué les deux pays. Autant dire que neuf années plus tard, les filiales camerounaise et congolaise de cette firme, à savoir Cameroon Iron et Congo Iron, affichaient toujours un bilan quasi vierge à leur actif, concernant l’exploitation du fer, motif d’un espoir incommensurable pour ces deux pays de la zone CEMAC. Pour le Cameroun et le Congo qui se positionnent dans une logique de partenariat, des négociations seraient déjà en cours. Cela dit, les nouveaux investisseurs doivent justifier de solides arguments financiers à l’effet de relancer ce projet.
Dans cette logique, des Chinois, connus pour leur force de frappe éprouvée, garantie par Eximbank of China, seraient sur le point de s’engager avec le Cameroun et le Congo, dans ce projet. Deux entreprises de l’Empire du milieu, ne ferraient plus mystère, quant à leurs ambitions pour ce double projet de Mbalam et Nabeba, pour l’exploitation des gisements de fer. Pour le moment, leur identité reste confidentielle, tant que rien n’est encore officiellement signé.

L’intérêt, et surtout l’ampleur de la détermination des deux pays à concrétiser l’exploitation de cette initiative commune, en dit long sur les potentialités de ces gisements. Mais aussi de ce minerai, du fait de la valeur pure du fer en terme d’apport dans la croissance économique. En jeu, il s’agit de 40 millions de tonnes de fer. Et les deux chefs d’Etat trouvent si pertinent leur engagement, qu’ils ne doutent point de l’importance de ce projet, en terme de retour sur investissement. Même si son financement s’élève à 4500 milliards FCFA, cette exploitation constituerait des niches d’emplois non négligeables. Aucun doute n’est permis si l’on y intègre en plus, la construction d’un chemin de fer de 500 km entre Mbalam, l’exploitation du port de Kribi, et la main d’œuvre que cela nécessitera.