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AFRIQUE

Cameroun : Un cameraman de Canal 2 molesté par des agents communaux de Yaoundé 5ème


Alwihda Info | Par - 30 Avril 2021

Face à cela, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) condamne cet acte et annonce un mot d'ordre qui sera prochainement lancé pour dénoncer les voies de fait sur exercés sur les hommes de médias.


A la suite d’un accrochage entre des agents de la commune de Yaoundé 5ème et des conducteurs de motos-taxis, une équipe de la télévision Canal 2 International est descendue sur le terrain le 29 avril 2021, pour mener une enquête. Ainsi, l’équipe de reportage va solliciter une rencontre avec le maire Augustin Bala, qui finalement après une longue attente, ne la recevra pas, ce dernier arguant qu’il a une urgence ailleurs. Et c’est donc au sortir du cabinet du maire, que l’équipe des reporters sera agressée par des agents municipaux de la police municipale.

Le cameraman de Canal 2, Bertrand Tsasse sera copieusement tabassé, son outil de travail cassé et confisqué par les mêmes agents qui lui promettaient la mort, ainsi qu’aux autres membres de l’équipe, à savoir le journaliste (Hycenth Chia) et le chauffeur (Sévérin Fotso). Ils seront mis hors de tout danger plus tard par la police nationale qui campait autour de la mairie.  Bertrand Tsasse s’en sortira avec des douleurs à la tête, une dent cassé, des blessures graves dans la bouche et au genou. Et après un passage dans une clinique privée, l’infortuné s’est rendu ce vendredi 30 avril à l’hôpital Central de Yaoundé pour y suivre d’autres examens médicaux et des soins plus appropriés. En attendant, les responsables de Canal 2 International ont saisi le gouverneur de la région du Centre et le préfet du Mfoundi (Yaoundé), et une plainte sera certainement portée contre la mairie de Yaoundé 5ème.

Face à cette situation, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) « condamne cette barbarie inexplicable et appelle les journalistes à se tenir prêt pour le mot d'ordre qui sera incessamment lancé, afin que cesse définitivement des voies de fait sur les hommes de médias », peut-on lire dans la déclaration faite par son secrétaire national à la communication et aux alertes, Charles Ngah Nforgang.

Ce malheureux incident est survenu à la veille de la célébration le 3 mai de la Journée internationale de la liberté de la presse, et alors qu’une marche du Réseau des Patrons de Presse du Cameroun (REPAC) a été interdite par le sous-préfet de Yaoundé 1er. Et également au moment où le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) était en train de célébrer la prestation de serment de son président, Denis Kwebo, comme membre de la Commission nationale des droits de l'homme du Cameroun.