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Enquête

Cameroun:Voici pourquoi le « rocamix » ne sera plus utilisé...


Alwihda Info | Par - 28 Août 2017 modifié le 28 Août 2017 - 13:19

Pourtant utilisé dans presque tous les pays d’Afrique, rocamix, produit important pour la stabilisation des routes, qui réduit les coût d’au moins 40% et surtout empêche que ces routes aient des trous comme on voit partout, ne sera malheureusement pas utilisé au pays du Président Paul Biya à cause d’arnaque d'une camerounaise qui n’est jamais inquiété malgré les interpellations et les sociétés de grands travaux qui ne veulent pas qu’on utilise ce produit, au risque de réduire leur bénéfice ; malgré le fait que le gouvernement camerounais ait validé ce produit pour l'état des routes du pays.Enquête.


Cameroun:Voici pourquoi le « rocamix » ne sera plus utilisé...
Tout part d'une rencontre entre CMKH et Manuela Mboe. D'après nos sources proches du dossier: "La société CONSULT MANAGEMENT KNOW HOW Company (CMKH), est une société
spécialisée dans la fabrication des produits de stabilisation et imperméabilisation pour
sols, dont le produit ROCAMIX.

En janvier 2012, un certain Airy Robinet, français installé au Cameroun alors consultant pour la société EGBTP, une entreprise de BTP basée à Yaoundé, entreprend les démarches auprès de CMKH pour la signature d’un contrat de distribution exclusive du ROCAMIX au Cameroun. À cette époque, Manuela Marylin MBOE est impliquée dans le  projet comme chargée de Mission, responsable de la mise en place du concept au sein de EGBTP.

Alors que les échanges vont bon train, CMKH fait parvenir à EGBTP un échantillon de 2 litres de produit par bateau. Nul ne sait comment cet échantillon, pourtant envoyé au nom de Geroges Kaiafas le président de EGBTP et destinés à des essais de laboratoires, sera intercepté et enlevé du port de Douala par la fameuse Manuela.

Toujours est-il qu’elle réussira à convaincre CMKH de ne pas porter plainte pour vol de produit et de signer le contrat de distribution du produit avec elle-même plutôt qu’avec EGBTP, prétendant que Robinet et Kaiafas avaient été arrêtés et jetés en prison au Cameroun.

C’est ainsi qu’après avoir définitivement mis hors-jeu son ancien partenaire, le 10 avril 2012 CMKH signait un contrat de distribution du produit ROCAMIX avec la société SEENINGE S.A., société créée à cet effet par Manuela Mboe, sans se douter un seul instant des subterfuges mis en œuvre par cette dernière pour arriver à ses fins.

Acte2:Le Marché conclut avec le Génie Militaire

En juin 2015, CMKH célébrait son premier Marché obtenu en sol camerounais. Ce
Marché avait pour objet la fourniture au Génie Militaire de 5000 litres de produit dans le cadre des travaux de stabilisation de chaussée d’une partie du tronçon de route
Mundemba-Isanguele-AKPWA pour un montant de 167.714.885 FCFA, soit 254.927 €.
Le Marché a entièrement été exécuté par CMKH et les factures afférentes réglées
presque en totalité par le Génie Militaire. Cependant, CMKH va très rapidement
déchanter. En effet,une bonne parties des sommes versées pour son compte entre lesmains de Manuela Mboe seront détournées et ne lui parviendront jamais.
Acte 3 : Les mensonges de Manuela Mboe

Après la signature du Marché, les seules sommes que CMKH reçoit sont celles qui
devaient obligatoirement être payées avant l’expédition du produit par bateau soit
50.766,00 euros (environ 33.251.730 FCFA). Le paiement correspondant a été effectué par Manuela Mboe par virement bancaire en date du 26 juin 2015.

Ce virement qui correspond à moins de 25% de la valeur du Marché, sera le seul que
Manuela Mboe fera parvenir à CMKH, ce, pour la seule raison que sans ce premier
versement, le produit n’aurait pas été expédié. Une fois le produit reçu, plus rien !
Pourtant, Manuella percevra 90% du prix du Marché soit plus de 150 millions FCFA, surlesquels elle n’aura reversé en tout et pour tout qu’un peu plus de 33 millions au
vendeur. Et ce n’est pas faute pour CMKH d’avoir réclamé son dû. Pendant plusieurs mois à compter de novembre 2015, la société CMKH a multiplié toutes les démarches en vue du recouvrement amiable de sa créance mais en vain.Manuela Mboe, quant à elle, va plutôt multiplier les ruses pour égarer la société CMKH.

Ainsi, pour éviter de payer sa dette, pendant plus d’un an-et-demi, elle va
invoquer tour à tour : les lenteurs administratives au niveau de l’Etat qui
retardent les paiements, les coupures prolongées d’électricité et d’Internet, le blocage des transferts d’argent en raison de l’état de siège du pays qui croule sous les attaques de BOKO HARAM, les énormes problèmes d’insécurité au Cameroun, l’indisponibilité de l’euro sur le marché des changes en zone CFA, le manque de professionnalisme et l’égo de certains hauts fonctionnaires qui empêchent le paiement, les menaces contre sa vie et sa sécurité ou encore les exactions de ses banques…Elle ira même jusqu’à prétendre que le Ministère de la défense camerounais est en faillite, écorchant ainsi sans vergogne l’image de son pays.

Devant l’insistance de la société CMKH qui menaçait de s’adresser directement au
Ministère de la défense, madame MBOE va finalement avouer avoir reçu 3 des 4
tranches de paiements prévus dans le marché, le dernier correspondant à la retenue de garantie de 10%, laquelle est payable uniquement après la réception définitive des travaux par le MINTP. Selon nos sources proches du dossier : « Dos au mur, devant l’exaspération des dirigeants de CMKH, elle va cependant aller encore plus loin en utilisant cette fois des faux ordres de virements bancaires pour faire croire qu’elle a envoyé de l’argent qui évidemment n’arrivera jamais… »
Acte4:Le faux et usage de faux
1er Ordre de virement :
 

« Persistant dans sa mauvaise foi et sa malhonnêteté, et pour tenter de calmer les
dirigeants de CMKH qui ne décolèraient, Manuela Mboe va transmettre un ordre de
virement visé par Afriland First Bank le 12 janvier 2016 pour un montant de 32.395,
42 € (21.250.000 FCFA) à titre d’avance, effectué du compte de son compte vers un
compte de CMKH en Espagne » ; a ajouté la meme source.
Toutefois, sachant pertinemment quelles en seraient les conséquences, Manuela Mboe aurait volontairement omis de joindre à son ordre de virement, les justificatifs requis pour ce type de transfert (connaissement maritime, Déclaration d’importation). Or, rappelle nos sourcves, « elle ne pouvait pourtant pas ignorer que ces documents étaient nécessaires puisqu’ils lui avaient déjà été demandés par la banque lorsqu’elle effectuait le 1er virement pour l’expédition du produit. Elle savait donc très bien que le virement ne pouvait être effectué mais l’ordre de virement visé par la banque lui permettait de pouvoir rassurer CMKH et de gagner du temps en faisant croire que l’argent était en route. D’ailleurs, Le même jour, la banque l’a contactée, lui demandant de fournir les documents manquants. Une fois les documents justificatifs transmis à la banque Afriland près d’un mois plus tard, un second problème : le solde du compte était maintenant devenu insuffisant.Manuela avait effectué des retraits importants pendant toute la période où la banque attendait les justificatifs, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle avait émis un ordre de virement ».

2nd ordre de virement :

A croire nos sources : « Le 12 février 2016, Manuela Mboe continue d’écrire à CMKH que le virement est de
nouveau en route, tous les justificatifs ont été transférés à la banque. Le 15 février 2016, la banque la recontacte, cette fois pour lui dire que le compte n’est pas suffisamment provisionné pour pouvoir couvrir l’opération. Le 18 février 2016, Manuela Mboe émet donc un nouvel ordre de virement, réduisant le montant à 28.965,31 € (19.000.000 FCFA). En revanche, elle modifie une partie du nom du destinataire et inscrit François Rocamix au lieu de Lasserre Rocamix (qui était pourtant le bon intitulé et le nom qu’elle avait utilisé pour le 1er paiement).
Le 25 février 2016, François Lasserre le président de CMKH interroge à nouveau Manuela sur le sort du virement qui n’est toujours pas arrivé. Elle répond comme on
pouvait s’y attendre que la banque signale une erreur dans l’intitulé du compte du destinataire et demande à CMKH de lui fournir les références d’un autre compte ou
alors qu’on lui laisse 1 jour de plus, le temps de changer de banque. Le même jour
Manuela Mboe vide son compte Afriland First Bank. Le 29 février, elle écrit à François Lasserre qui une fois de plus s’impatiente, qu’elle a finalement changé de banque et qu’elle vient d’effectuer un nouvel ordre de virement ».

3e ordre de virement :

Le 1er mars, François Lasserre lui demande copie du nouvel ordre de virement. Le 03 mars, elle lui transfère un ordre de virement d’un montant daté du même jour, effectué cette fois sur son compte UBA pour un montant de 23.633 € (15.550.000
FCFA). Ce troisième ordre de virement, comme les autres, n’arrivera jamais à destination. Cette fois, Manuela Mboe prétend que si le virement n’est pas arrivé ce serait en raison des exactions de la banque. Selon une source interne à UBA qui a effectué des recherches sur cette affaire et qui a voulu garder l’anonymat, le stratagème utilisé par Madame Mboe est digne des plus grands bandits. En effet, juste après qu’elle ait effectué l’ordre de virement litigieux, Manuela Mboe s’est empressée de retirer la totalité de l’argent sur le compte, de sorte que le virement ne pouvait plus être effectué faute de provision suffisante sur le compte.Pour autant, elle a continué d’abreuver ses partenaires de mensonges tous autant plus grossiers les uns que les autres, allant même jusqu’à prétendre que si le virement n’est jamais arrivé ce serait en raison d’exactions commises par les banques en question. Elle les a ainsi fait tourner en bourrique jusqu’à ce jour. Exaspéré et profondément meurtri par toute cette affaire, le 13 février 2017, le président de CMKH a mis un terme au contrat de distribution qui le liait à SEENINGE SA pour la distribution du produit au Cameroun. Cet homme qui n’est pas de nature belliqueuse et épuisé par presque 2 ans de soucis avec le Cameroun et avait décidé d’abandonner sa créance et le Cameroun avec. Il a cependant directement été approché par des entités gouvernementales qui souhaitent acquérir du Rocamix pour des chantiers en cours et à venir.Comme si ses fourberies et ses arnaques ne suffisaient pas, Mme Mboe qui a maintenant décidé d’en découdre avec CMKH, engage des campagnes de sabotage
systématiques auprès de tous les acheteurs potentiels du ROCAMIX.
Monsieur Lasserre envisage très sérieusement d’engager des poursuites pénales contre SEENINGE et ses associés pour faux et usage de faux, abus de confiance voire escroquerie.
L’inventeur du ROCAMIX se dit déçu d’avoir fait autant confiance à cette dame et est
très amer de toutes les difficultés qu’elle lui a fait vivre dans ce pays: « je fais des
affaires depuis longtemps et tous mes clients ont toujours été satisfaits, y compris le Génie Militaire camerounais qui a utilisé mon produit. Des 29 pays dans lesquels je fais des affaires, le Cameroun est le seul pays où j’ai rencontré des problèmes aussi graves. Je suis vraiment très déçu par la manière dont les choses se sont passées et ce qui me laisse le plus amer, c’est que je reste convaincu que mon produit aurait amélioré la vie
de millions de camerounais ». Ainsi s’allonge la liste de ces personnes qui, détruisent le climat de confiance pourtant indispensable au monde des affaires et ternissent au quotidien l’image de notre belle patrie.
 

Ismael Lawal
Correspondant d'Alwihda Info à Yaoundé, Cameroun. +237 695884015 En savoir plus sur cet auteur