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AFRIQUE

Centrafrique : Face à la violence, MSF apporte son secours


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 11 Mai 2021

La recrudescence de la violence en RCA a déraciné des communautés entières et forcé environ 280 000 personnes à fuir leur foyer.


Depuis fin décembre 2020, la situation en République centrafricaine (RCA) s'est rapidement aggravée, les affrontements entre une coalition de groupes armés non étatiques et les forces gouvernementales soutenues par des troupes étrangères, qui ont débuté lors d'élections contestées, s'étant intensifiés. En réponse à cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) a déployé des équipes d'urgence dans tout le pays pour venir en aide aux personnes touchées par la violence qui vivent dans la peur constante d'être attaquées par toutes les parties.

La recrudescence de la violence en RCA a déraciné des communautés entières et forcé environ 280 000 personnes à fuir leur foyer depuis décembre. MSF a vu et entendu des témoignages de civils intimidés, agressés, kidnappés et tués, et leurs villages pillés et détruits. Certaines communautés, en particulier les groupes musulmans et les Peuls, ont été stigmatisées et maltraitées. Ces populations civiles sont souvent obligées de fuir rapidement, en laissant tout derrière elles. Des familles entières restent dans des camps ou des bâtiments de fortune dans les villes, d'autres se cachent dans la brousse.

À Grimari, dans le centre de la RCA, environ 8 000 personnes ont cherché refuge devant l'hôpital local depuis la fin décembre et 3 000 autres personnes déplacées sont arrivées des régions voisines à la mi-février pour quelques jours. Environ 1,200 personnes se sont réfugiées près de l'hôpital de Bossembélé, dans l'ouest de la RCA, tandis que le reste de ses 80 000 habitants ont fui loin de la route principale traversant la ville, et sont restés dans la brousse jusqu'à huit semaines. Les équipes MSF ont également trouvé 3 600 personnes déplacées réfugiées à l’intérieur et à l’extérieur de la ville d'Ippy. Pour beaucoup, la violence a gravement affecté leurs moyens de subsistance. Le bétail est mort ou a été pris par des acteurs armés. Les agriculteurs n'ont pas pu travailler dans les champs en raison de l'insécurité ou parce qu'ils ont été chassés de leurs villages. D'autres ont vu leurs maisons brûlées ou détruites.

Face à la persistance des violences, MSF a renforcé les capacités des hôpitaux de Grimari, Bossembélé et Ippy en mettant en place des plans d'urgence, en formant le personnel du ministère de la Santé et d'autres ONG et en faisant don de médicaments essentiels. Les équipes médicales pourront ainsi répondre de manière autonome aux nouveaux afflux de patients, et respectivement stabiliser et traiter entre 20 et 30 blessés de guerre.
La violence en RCA a davantage endommagé un système de santé qui était déjà dans un état très précaire. Les centres de santé soutenus par les ONG dans la région de Grimari, ainsi que leurs bases, ont été pillés après l'évacuation temporaire du personnel au plus fort des combats.








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