C’est en Terre Sainte, à Djeddah, que l’accord a été paraphé entre deux figures majeures du monde islamique : le Cheikh Dr Mahamat Khatir Issa, Président du CSAI, et le Cheikh Abdoulatif Ben Abdel-Aziz Al Sheikh, ministre saoudien des Affaires Islamiques, de la Prédication et de l'Orientation.
Un rempart contre l’extrémisme
Au-delà de la simple formalité administrative, ce protocole de travail ambitionne d'unifier les efforts pour diffuser une approche « modérée et tolérante » de l’islam. L’un des objectifs centraux est le rejet catégorique de l’extrémisme violent, un enjeu sécuritaire et social majeur pour la région du Sahel.
Les trois piliers de l’accord
Le mémorandum définit des axes de collaboration concrets qui transformeront le paysage religieux tchadien :
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Formation d’excellence : Un programme de formation initiale et continue sera mis en place pour les prédicateurs, les imams et les orateurs tchadiens, afin de renforcer leurs compétences en théologie et en communication sociale.
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Infrastructures : L’accord prévoit un soutien pour la construction, l’entretien et la restauration des mosquées à travers le territoire tchadien.
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Développement de la Da'wa : Un volet spécifique est dédié à l’éducation religieuse, visant à apporter un « progrès qualitatif » à l’enseignement islamique au Tchad.
Une reconnaissance de la « sage direction » saoudienne
Le Cheikh Abdoulatif Ben Abdel-Aziz Al Sheikh a souligné que ce protocole témoigne de l’engagement du Royaume à soutenir ses partenaires africains. De son côté, le Cheikh Mahamat Khatir Issa a exprimé sa profonde gratitude envers le Serviteur des deux Saintes Mosquées, saluant le rôle moteur de l'Arabie Saoudite dans le service de l’Islam global.
La cérémonie s'est déroulée en présence d'une importante délégation tchadienne, incluant le Consul Général à Djeddah, Saladine Mahamat, ainsi que des experts du CSAI chargés du suivi des projets.
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Diplomatie religieuse : Le Tchad et l’Arabie Saoudite scellent un pacte pour un Islam de tolérance











