Dans un discours aux ambassadeurs de France ce jeudi depuis l'Elysée, Emmanuel Macron a exprimé son souhait de reconnecter les entreprises françaises avec l'Afrique.
« Le partenariat africain est clé. Il faut en 2026 qu'on aille au bout de ce travail », souligne le président de la République qui fait référence à son discours de Ouagadougou qui a acté la fin de la présence militaire française sur le continent et mis en place différents partenariats notamment économiques « d'égal à égal ».
Il s'agit pour le locataire de l'Elysée de mettre en place « une politique beaucoup plus ambitieuse pour nos diasporas, de mettre au cœur nos partenariats économiques qu'il faut consolider ». Et d’expliquer : « là où nous avons besoin d'améliorer les choses, c'est dans l'implication du monde économique en Afrique car nous faisons l'exact contraire de ce que je viens de dire (...) trop de nos groupes se sont désinvestis du continent africain ».
Emmanuel Macron prend l'exemple du secteur financier où la France « il y a quinze ans on était une puissance bancaire et financière en Afrique, tout le monde a vendu. J'ai demandé aux ministres de revoir les choses en profondeur », avec un objectif : « amenons des groupes français de plus en plus nombreux en Afrique mais amenons des groupes qui ont faim. Ceux qui ne se comportent pas bien ou ceux qui n'ont pas faim, il ne faut plus les emmener ».
La tendance est en effet à la baisse pour les flux d’investissements directs étrangers (IDE) français vers l’Afrique depuis le milieu des années 2010. Selon des données de la Direction générale du Trésor français, les flux (c’est-à-dire les nouveaux investissements annuels) français en Afrique ont diminué depuis environ 2015 et représentent une part réduite du stock global d’investissements directs français à l’étranger (autour de 2,5% du stock total).
Mais la France ne fait que suivre une tenace plus globale avec des flux d’investissement direct étranger (tous pays confondus) vers l’Afrique qui ont connu une forte baisse (par exemple une chute de 42% des flux au premier semestre 2025 par rapport à 2024), ce qui affecte aussi les investisseurs français. Dans le même discours, le président a visé la Chine qui déploie ses intérêts et son influence partout dans le monde.
« La Chine va beaucoup plus vite, elle nous taille des croupières sur la machine, l'industrie et les Etats-Unis nous mettent des tarifs. Nous ne sommes pas simplement un marché qui doit s'intégrer mais nous devons nous protéger des pratiques déloyales. Il nous faut accepter de mieux protéger nos frontières », souligne Emmanuel Macron.
« Le partenariat africain est clé. Il faut en 2026 qu'on aille au bout de ce travail », souligne le président de la République qui fait référence à son discours de Ouagadougou qui a acté la fin de la présence militaire française sur le continent et mis en place différents partenariats notamment économiques « d'égal à égal ».
Il s'agit pour le locataire de l'Elysée de mettre en place « une politique beaucoup plus ambitieuse pour nos diasporas, de mettre au cœur nos partenariats économiques qu'il faut consolider ». Et d’expliquer : « là où nous avons besoin d'améliorer les choses, c'est dans l'implication du monde économique en Afrique car nous faisons l'exact contraire de ce que je viens de dire (...) trop de nos groupes se sont désinvestis du continent africain ».
Emmanuel Macron prend l'exemple du secteur financier où la France « il y a quinze ans on était une puissance bancaire et financière en Afrique, tout le monde a vendu. J'ai demandé aux ministres de revoir les choses en profondeur », avec un objectif : « amenons des groupes français de plus en plus nombreux en Afrique mais amenons des groupes qui ont faim. Ceux qui ne se comportent pas bien ou ceux qui n'ont pas faim, il ne faut plus les emmener ».
La tendance est en effet à la baisse pour les flux d’investissements directs étrangers (IDE) français vers l’Afrique depuis le milieu des années 2010. Selon des données de la Direction générale du Trésor français, les flux (c’est-à-dire les nouveaux investissements annuels) français en Afrique ont diminué depuis environ 2015 et représentent une part réduite du stock global d’investissements directs français à l’étranger (autour de 2,5% du stock total).
Mais la France ne fait que suivre une tenace plus globale avec des flux d’investissement direct étranger (tous pays confondus) vers l’Afrique qui ont connu une forte baisse (par exemple une chute de 42% des flux au premier semestre 2025 par rapport à 2024), ce qui affecte aussi les investisseurs français. Dans le même discours, le président a visé la Chine qui déploie ses intérêts et son influence partout dans le monde.
« La Chine va beaucoup plus vite, elle nous taille des croupières sur la machine, l'industrie et les Etats-Unis nous mettent des tarifs. Nous ne sommes pas simplement un marché qui doit s'intégrer mais nous devons nous protéger des pratiques déloyales. Il nous faut accepter de mieux protéger nos frontières », souligne Emmanuel Macron.
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« Il y a 15 ans on était une puissance bancaire et financière en Afrique » (Emmanuel Macron)








