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AFRIQUE

L’Égypte souhaite jouer un rôle clé dans l’intégration régionale en Afrique


Alwihda Info | Par APO - 12 Décembre 2017 modifié le 12 Décembre 2017 - 18:59

Le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réitéré lors du Forum Africa 2017 son intention de mieux unir l’Afrique sur les plans politique et économique.


L’Égypte souhaite jouer un rôle clé dans l’intégration régionale en Afrique
CHARM EL-CHEIKH, Égypte, 12 décembre 2017/ -- Le Forum Africa 2017 (www.BusinessForAfricaforum.com) s’est achevé dans la cité balnéaire égyptienne de Charm el-Cheick par une déclaration du Président al-Sissi annonçant sa volonté de renforcer l’intégration africaine.

Le Président Abdel Fattah al-Sissi a accueilli cinq chefs d’État et plus de 2 000 dirigeants de 75 pays. Le Forum a insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources nationales et d’être autonomes sur le plan économique. Le Forum a donné aux chefs d’entreprise l’occasion de rencontrer des investisseurs, de discuter avec des décideurs et responsables politiques, et de réfléchir aux moyens d’améliorer le climat des affaires sur le continent. Le Forum a aussi mis l’accent sur la coopération Chine-Afrique.

Lors de deux tables rondes animées par les chefs d’État et des dirigeants d’affaires africains, le Président égyptien s’est engagé à faire tout son possible pour unir davantage le continent sur les plans politique et économique.

Le Forum a souligné la nécessité d’augmenter le commerce intra-africain, la croissance inclusive et le développement de la coopération Chine-Afrique, en particulier en termes de transfert de technologies.

Lors du Forum, l’Égypte a signé un accord avec la Banque mondiale pour un prêt de 1,15 milliard $ afin de stimuler l’économie du pays. C’est le dernier d’une série de trois prêts annuels octroyés de 2015 à 2017 s’élevant au total à 3,15 milliards $. L’accord soutient le programme de réformes économiques destiné à créer des emplois, assurer la sécurité énergétique, renforcer les finances publiques et améliorer la compétitivité commerciale en Egypte.

Le Forum a mis l’accent sur la transformation industrielle en Afrique et les relations économiques bénéfiques Chine-Afrique. L’ambassadrice Helen Hai, CEO de l’initiative Made in Africa, a indiqué que la Chine avait une stratégie claire pour l’Afrique. La relation est aujourd’hui davantage fondée sur des partenariats et non plus axée surtout sur les ressources. 85 millions d’emplois pourront quitter la Chine pour l’Afrique dans les prochaines années en raison de la hausse du coût du travail dans ce pays. « Si l’Afrique peut attirer ces emplois, elle pourrait bénéficier de la même transformation économique que la Chine », s’est-elle réjouie.

Toutefois, Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a prévenu que d’autres régions du monde voudraient également attirer ces emplois au bas de la chaîne de valeur : « Quelques pays d’Afrique réussiront, mais pas tous. Ces emplois peuvent nous échapper si nous ne sommes pas assez rapides pour créer les opportunités nécessaires ».

Le Forum Africa 2017 a été organisé par le ministère égyptien des Investissements et de la Coopération internationale, et l’Agence régionale des investissements (RIA) du COMESA. La ministre des Investissements et de la Coopération internationale, Sahar Nasr, a précisé que le Forum était une occasion d’échanger et de présenter des opportunités d’investissement en Égypte et en Afrique.
 
Le Forum a proposé cinq recommandations : 

1- La mobilisation de nouveaux investissements en Afrique pour stimuler le développement et la croissance économique
2- La réalisation de projets en commun, en particulier dans le secteur des infrastructures, pour soutenir les investissements et le commerce dans le continent
3- L’accroissement du rôle du secteur privé africain pour augmenter les investissements
4- La mise en œuvre de programmes encourageant l’entreprenariat et l’adoption d’initiatives pour la participation des jeunes dans l’économie
5- L’autonomisation des femmes dans tous les secteurs , faisant d’elles des membres actifs dans le développement de l’Afrique.