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AFRIQUE

L’UA plaide pour le renforcement de ses engagements pour sauvegarder le multilatéralisme


Alwihda Info | Par - 26 Octobre 2017 modifié le 26 Octobre 2017 - 19:15

Les dirigeants africains se sont engagés à ne pas léguer à la prochaine génération d’Africains des conflits et à ainsi mettre fin à toutes les guerres en Afrique d’ici 2020.


La commission de l’Union Africaine a clos hier soir, jeudi 26 octobre 2017, au Hilton Hôtel de N’Djamena, la 8ème rencontre annuelle de haut niveau de l’Union Africaine des envoyés spéciaux et médiateurs sur la promotion de la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique. Elle a été placée sous le thème « Faire taire les armes, l’ordre mondial émergent, le multilatéralisme et l’Afrique ». 

La rencontre annuelle des retraités a réunie d’anciens chefs d’État, des hauts représentants de la Commission de l’UA, ses envoyés spéciaux et des hauts représentants, médiateurs, membres du groupe des sages, membres du Réseau panafricain des sages et d’autres représentants des Communautés économiques régionales qui se sont penchées sur la place de l’Afrique dans le système.

Les participants ont analysé les multiples facettes du multilatéralisme, les risques et les opportunités pour le continent africain dans le nouvel ordre mondial. 

Au cours des deux jours de la rencontre, les échanges ont essentiellement porté sur la politique mondiale et les questions de gouvernance, y compris les défis émergents du multilatéralisme tels que développés depuis 1945 avec la création des Nations-Unies, l’état de paix et de sécurité internationale et les questions de gouvernance économique et environnementale. Les participants ont examiné le potentiel de l’Afrique à relever ses défis, en particulier en matière de prévention, de gestion des conflits et dans l'optique de maintenir une paix durable en vue de se pencher sur l’expérience du continent, de définir et de mettre en œuvre le programme mondial en partenariat avec les partenaires stratégiques internationaux. 

En outre, la rencontre de N’Djamena visait à créer un nouvel élan pour faire avancer la vision visant à « faire taire les armes en Afrique d’ici 2020 », tel que stipulé dans la feuille de route principale de l’Union Africaine regroupant un ensemble de mesures pratiques. 

Par ailleurs, elle a permis à travers ces échanges à contribuer à enrichir la vision de l’Union Africaine dans la promotion de la paix, de la sécurité et de stabilité pouvant aboutir à l’unité et la cohésion de l’Afrique comme vecteur de poids dans la gouvernance mondiale, le renforcement des structures multilatérales du continent, le nécessaire dialogue pour régler les conflits, et la gouvernance responsable afin de prévenir les crises récurrentes sur le continent Africain. 

Dans la déclaration de N’Djamena sur l’ordre mondial émergent, le multilatéralisme et l’Afrique, les participants ont plaidé pour un multilatéralisme fondé sur des règles qui demeurent le principal mécanisme pour renforcer la coopération afin de cerner les problèmes mondiaux de paix et de sécurité, les défis économiques et environnementaux et surtout de consolider la pleine participation de la société civile, y compris les femmes et les jeunes aux efforts visant la paix et le développement socio-économique de l’Afrique. 

En outre, ils ont appelé à prendre des mesures énergiques contre le fléau des flux financiers illicites, car c’est l’un des facteurs qui contribuent à la persistance des conflits violent sur le continent. 

Officiant la cérémonie de clôture, le représentant du gouvernement Tchadien, le ministre des Infrastructure et du désenclavement, Adoum Younousmi s’est dit convaincu que l’Afrique a les ressorts indispensables pour briser le cercle vicieux de la guerre et de la violence qui nourrissent la pauvreté et le sous-développement sur le continent, avant de soutenir et d’encourager l’Union Africaine dans le combat qu’elle mène pour la grandeur de l’Afrique, et dont l’élément central est l’immense chantier qu’elle conduit en dépit de nombreux obstacles et résistances qu’elle rencontre. 

Pour sa part, le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a passé en revue les approches des relations multilatérales entretenues par le continent africain et le reste du monde dans divers secteurs d’intérêts communs. Selon lui, tout cela devrait être guidé et précédé par la cohérence même au sein de l’Union Africaine.

Cette rencontre s'est tenue dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2060 et du processus des réformes de l’UA. Elle constitue une étape supplémentaire pour concrétiser la lettre et l’esprit de la déclaration solennelle du 50ème anniversaire de l’OUA/UA. Celle-ci a été adoptée par la conférence de l’UA à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les dirigeants africains se sont engagés à ne pas léguer à la prochaine génération d’Africains des conflits et à ainsi mettre fin à toutes les guerres en Afrique d’ici 2020.

Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur