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Le Togo se dresse contre les violences basées sur le genre


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 25 Novembre 2016 modifié le 25 Novembre 2016 - 10:12


Le Togo se dresse contre les violences basées sur le genre
Lomé, le 24 novembre 2016-Dans le cadre du lancement d’une campagne de lutte contre les violences basées sur le genre, la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Tchabinandi Kolani Yentchabré a délivré ce jeudi un message à l’endroit des populations.

Depuis 25 ans, chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, 16 jours de campagne et d'activisme contre les violences basées sur le genre sont organisés. Ils consistent à amener l’opinion nationale et internationale  à se mobiliser et  à agir pour mettre un terme  aux violences basées sur le genre à travers le monde. L’édition 2016 est placée sous le thème : « Oranger le monde : lever les fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles»

« Les  VBG,  notamment celles faites aux  femmes et aux filles, constituent  en effet, l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde », a déclaré la ministre. « Ces violences qui se manifestent sous de multiples formes, sont très répandues dans le monde, que l'on pense aux viols, à la violence dans la famille, au harcèlement sur le lieu de travail, à la violence à l'école, aux mutilations génitales féminines ou aux violences sexuelles dans les conflits armés ». Pour la ministre de l’Action sociale, non seulement les violences basées sur le genre brisent  des familles, mais « elles affaiblissent notre tissu social,  mais aussi, elles mettent en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes.  Elles ont  parfois des conséquences graves sur la santé sexuelle et reproductive des victimes : grossesses précoces et/ou non désirées, avortements dangereux, fistules traumatiques, infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH/sida, allant même jusqu’au décès ».

Pour marquer l’événement, diverses activités seront organisées sur toute l’étendue du territoire national,  en collaboration avec les médias publics et privés, la croix Rouge Togolaise, l’ATBEF, le HCR et  l’ONG Cercle d’Aide  Femme-Enfant. Il s’agit entre autres de séances de sensibilisation  sur la lutte contre les violences sexuelles à l’égard des filles dans les écoles d’une part et sur la contribution des femmes à la culture de la paix d’autre part, de  tournois de footballs féminins couplés de sensibilisation.

Les Objectifs de Développement Durable (ODD), qui tendent notamment à éliminer les violences faites  aux femmes et aux filles, sont porteurs d’espoir et doivent, pour ce faire,  pouvoir disposer de fonds suffisants pour pouvoir réellement transformer la vie des femmes et des filles. Dans cet objectif, un accent particulier sera suffisamment mis  sur « la nécessité de financer durablement les efforts visant à mettre fin aux violences faites aux  femmes et aux filles en vue d’optimiser leurs capacités à contribuer efficacement  à l’atteinte  des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable », indique Tchabinandi Kolani Yentchabré.

Au Togo,  le gouvernement a fait le choix d’intensifier, en partenariat avec toutes les parties prenantes,  les actions de « lutte contre les violences sexuelles à l’égard des filles en vue de faire d’elles,  à plus ou moins long termes,  des actrices du développement durables au même titre que les hommes ;  Ce qui ne peut être réalisable, si l’on n’écarte pas le principal obstacle à leur  scolarisation et à leur formation, à savoir : les violences sexuelles dont elles sont souvent victimes .

Le gouvernement a à cet effet mis en place de  mécanismes de dénonciation qui garantissent l’anonymat des dénonciateurs.  « Ces mécanismes   ont été   mis en place par en collaboration avec les partenaires techniques et financiers et les OSC.: il s’agit de  la ligne verte allo 1011, les centres d’écoutes et d’accueil des personnes victimes des VBG, les clubs d’éveil dans certains établissements scolaires ainsi que des programmes de lutte contre les grossesses précoces en milieux scolaire et extra-scolaire ».

La ministre de l’Action sociale a enfin rappelé que le Togo a procédé,  sous l’impulsion du  Chef de l’Etat,  SEM Faure Essozimna GNASSINGBE,  à la révision du code des personnes et de la famille en 2012 puis en  2014 et à l’adoption d’un nouveau code pénal en 2015 en vue d’intégrer, entre autres,  des dispositions visant  à réprimer et à sanctionner les auteurs des VBG.