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INTERNATIONAL

Nouvel An 2026 : Trump improvise un message axé sur la paix, le pouvoir et la prise de conscience politique


Alwihda Info | Par Olivier Noudjalbaye Dedingar, Expert-consultant international, humanitaire et journaliste indépendant. - 6 Janvier 2026


Le choix du président américain de ne pas prononcer d'allocution officielle pour le Nouvel An s'inscrit dans sa méfiance de longue date envers les rituels politiques.


Le président Donald Trump prend la parole lors des festivités du Nouvel An à son club de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Alex Brandon/AP
Le président Donald Trump prend la parole lors des festivités du Nouvel An à son club de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Alex Brandon/AP
Le président Donald Trump n'a pas prononcé de discours officiel à la nation pour le Nouvel An 2026. Pas d'allocution depuis le Bureau ovale, pas de prompteur, pas de discours soigneusement préparé pour les heures de grande écoute.

Au lieu de cela, il a accueilli la nouvelle année de manière spontanée, comme à son habitude, en adressant un message bref, mais percutant depuis les marches de son club Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, quelques instants avant de rejoindre une réception en tenue de soirée, en compagnie d'alliés, de sa famille et de personnalités influentes du monde entier.

Vêtu d'un smoking et accompagné de la Première dame Melania Trump, qui se tenait à ses côtés dans une robe argentée captant les projecteurs, le président s'est arrêté pour répondre aux questions des journalistes rassemblés devant la salle de bal. « La paix sur Terre », a déclaré Trump lorsqu'on l'a interrogé sur sa résolution pour la nouvelle année, avant d'ajouter : « Nous sommes de retour. Nous sommes forts. » Ce n'était pas un discours au sens traditionnel du terme. Mais, fidèle à son style, le message était clair : une réinitialisation symbolique, une déclaration de reprise en main.

Le choix de Trump de ne pas prononcer d'allocution officielle pour le Nouvel An s'inscrit dans sa méfiance de longue date envers les rituels politiques en soi. Plutôt qu'une allocution nationale préparée, il a privilégié la proximité, l'informalité et l'immédiateté. Le lieu comptait. Mar-a-Lago n'était pas qu'un simple décor pour les festivités ; c'était un signal fort. Dans l'univers de Trump, le pouvoir s'exerce autant par la présence et le rassemblement que par des discours préparés.

Quelques minutes après avoir appelé à la « paix sur Terre », Trump a abordé les questions intérieures, promettant de « faire toute la lumière » sur ce qu'il a qualifié de fraude massive aux prestations sociales, en commençant par le Minnesota.

« Vous imaginez qu'ils ont volé 18 milliards de dollars ? », s'est-il exclamé. « Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est une broutille. Et la Californie, c'est pire, l'Illinois, c'est pire, et malheureusement, New York, c'est pire aussi. » Son discours était direct et sans détour. La fraude n'était pas un problème isolé, mais une défaillance systémique, qu'il a qualifiée d'« escroquerie géante », et que son administration entendait combattre avec vigueur.

Une liste d'invités prestigieuse
Dans la salle de bal, le gala du Nouvel An s'est déroulé comme une confluence soigneusement orchestrée de personnalités politiques, diplomatiques et financières. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait rencontré Trump quelques jours auparavant pour discuter de l'état de l'accord de cessez-le-feu à Gaza, figurait parmi les personnalités internationales les plus importantes présentes.

La présence de Netanyahu a conféré une dimension géopolitique à la soirée, renforçant l'engagement continu de Trump dans la diplomatie au Moyen-Orient, même si l'événement lui-même restait officieux.

Le cercle rapproché de Trump était également bien représenté. Ses fils, Donald Trump Jr. et Eric Trump, ont été aperçus aux côtés de Lara Trump. De hauts responsables de l'administration et des alliés de longue date remplissaient la salle, notamment la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, la procureure fédérale du district de Columbia Jeanine Pirro, le représentant du Minnesota Tom Emmer, l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche Dan Scavino et l'ambassadeur des États-Unis en Inde Sergio Gor.

La liste des invités dépassait le cadre politique pour inclure la finance et l'industrie internationales. Le milliardaire émirati Hussain Sajwani, qui s'était engagé plus tôt dans l'année à investir 20 milliards de dollars dans les centres de données américains, était également présent, signe d'une convergence continue entre l'administration et les grands investisseurs privés. « Nous avons beaucoup de dirigeants », a commenté Trump à propos de la salle, une remarque qui tenait à la fois du constat et de l'affirmation.

Foi, charité et performance
La soirée fut ponctuée de gestes symboliques. L'artiste chrétienne Vanessa Horabuena a réalisé une performance de peinture en direct et en accéléré d'un portrait de Jésus pendant le gala, mêlant foi, et spectacle d'une manière qui a trouvé un écho auprès des partisans de Trump. Le portrait final, annonça Trump, serait mis aux enchères au profit d'une œuvre caritative. «

Ces gens-là sont blindés de fric », a-t-il lancé en désignant les invités. La vente aux enchères qui a suivi a permis de récolter 2,5 millions de dollars, dont les bénéfices ont été reversés au bureau du shérif local et à l'hôpital de recherche pour enfants St. Jude.

Le président Trump et la Première dame Melania arrivent à la fête du Nouvel An à Mar-a-Lago. Photo : Reuters
Le président Trump et la Première dame Melania arrivent à la fête du Nouvel An à Mar-a-Lago. Photo : Reuters

Eric et Lara Trump arrivent à Mar-a-Lago pour la célébration du Nouvel An du président Trump. Photo : AP
Eric et Lara Trump arrivent à Mar-a-Lago pour la célébration du Nouvel An du président Trump. Photo : AP

Le président Trump signe un tableau de l'artiste Vanessa Horabuena lors d'une fête du Nouvel An dans son club de Mar-a-Lago. Photo : Reuters
Le président Trump signe un tableau de l'artiste Vanessa Horabuena lors d'une fête du Nouvel An dans son club de Mar-a-Lago. Photo : Reuters



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