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TCHAD

Tchad : un comité appelle à "bannir les pratiques et actes cruels, et arrêter les auteurs"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 10 Novembre 2018 modifié le 10 Novembre 2018 - 14:19



Un homme ligoté et trainé derrière un véhicule Toyota au Tibesti. Capture d'écran
Un homme ligoté et trainé derrière un véhicule Toyota au Tibesti. Capture d'écran
Le Comité d’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et Libertés au Tchad (CIPDHLT), a annoncé le 8 novembre avoir été saisi sur les cas de traitements dégradants et cruels affligés à des citoyens tchadiens venus explorer de manière rudimentaire l’or dans la région vaste du Borkou Ennedi Tibesti (BET).

"Il a été révélé à l’opinion publique à travers des images et des vidéos bouleversantes que des individus et bandes armés arrêtent des citoyens tchadiens et les soumettent à des actes humiliants, dégradants et cruels qui portent atteinte de manière incontestable à la dignité humaine", relève le CIPDHLT dans une déclaration parvenue à Alwihda Info.

Ces cas de maltraitance sont signalés dans les régions vastes du Tibesti où certains Tchadiens n’étant pas originaires de la localité, sont systématiquement arrêtés, frappés, humiliés et filmés par des hommes armés se réclamant autochtones. Ils sont épargnés des poursuites judiciaires au regard de la gravité des actes qu’ils posent contre d’autres personnes se trouvant dans leurs zones et sans défense, explique le Comité.

L'organisation rappelle à ces individus et bandes armés que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), a prévu la libre circulation des personnes dans son article 13.

"Rien ne peut justifier que des citoyens tchadiens soient pris en otage par d’autres qui leur font subir des actes inqualifiables de cette nature", dénonce le Comité qui exprime la même préoccupation face aux bombardements disproportionnés de l’armée tchadienne contre des civils dans les zones de conflits au Nord du Tchad.

En raison de l’aggravation et de la détérioration de la situation des droits humains et des libertés au Tchad, le CIPDHLT exige de bannir les actes cruels et dévalorisants des maltraitances humaines au Nord du Tchad, et d'arrêter les auteurs et criminels ayant torturé et diffusé des vidéos des citoyens maltraités.

En outre, il "condamne avec la dernière force les bombardements aveugles des civils dans les zones au nord du pays".

Le CIPDHLT appelle à l’ouverture d’une enquête internationale sur les actes des tortures à l’encontre des citoyens tchadiens au Nord du Tchad.

Le ministère de l'Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale a annoncé le 29 octobre 2018, la libération de plus d'un millier de tchadiens détenus en esclavage, lors des récentes opérations de l'armée au Tibesti. Ces révélations ont provoqué une indignation nationale et de multiples réactions pour dénoncer ces pratiques.