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Deux autres membres de l'Arche de Zoé mis en examen


Alwihda Info | Par Җ€BIЯ ® - 10 Janvier 2008


Transférés en France le 28 décembre et incarcérés à Fresnes, dans la région parisienne, les six membres de l'Arche de Zoé doivent comparaître devant un tribunal correctionnel le 14 janvier pour que leur soit signifiée la traduction en droit français de la condamnation tchadienne, la peine de travaux forcés n'existant plus en France. Le procureur de Créteil, près de Paris, a demandé huit années d'emprisonnement.


Deux autres membres de l'Arche de Zoé mis en examen

Philippe van Winkelberg lors de son procès à N'Djamena. (AFP/Sanogo) Crédits photo : AFP


Philippe van Winkelberg et Emilie Lelouch, condamnés au Tchad pour tentative d'enlèvement d'enfants, sont poursuivis en France pour « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France», «exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption» et «escroquerie».
Les démêlés judicaires français des membres de l'Arche de Zoé, condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés, continuent. Un jour après la mise en examen du logisticien de l'ONG, Alain Peligat, pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France», c'est au tour de Philippe van Winkelberg, médecin de l'équipe, et d'Emilie Lelouch, compagne et assistante du président de l'association Eric Breteau, d'être inculpés. Ils sont eux aussi poursuivis pour «aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France» mais également pour «exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption» et «escroquerie». Ils risquent jusqu'à dix années d'emprisonnement et 750.000 euros d'amende.

Devant les juges, les deux inculpés ont contesté avoir commis toute infraction. Ils ont remis en cause leur rôle d'intermédiaire en adoption et rejeté l'accusation d'escroquerie, expliquant que certaines familles ont interprété à tort leur rôle de famille d'accueil comme celui de familles adoptantes. Philippe van Winkelberg et Emilie Lelouch ont souligné qu'ils n'avaient jamais présenté leur démarche comme visant à une adoption internationale.

Bien que les humanitaires aient déjà été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement d'enfants sur les 103 enfants tchadiens qu'ils tentaient d'exfiltrer en France, la justice hexagonale peut les poursuivre si les mises en examen visent des faits différents de ceux instruits par la justice de N'Djamena.


Eric Breteau trop faible pour être mis en garde à vue

Les deux magistrats Yann Daurelle et Martine Vezant ont aussi entendu Nadia Merimi, l'infirmière de l'équipe, et le second logisticien, Dominique Aubry, comme témoins assistés, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen. Seul Eric Breteau a échappé à cette nouvelle tourmente judiciaire. Toujours hospitalisé, et très affaibli par sa longue grève de la faim menée au Tchad, le leader charismatique de l'association n'est pas en état d'être placé en garde à vue.

Transférés en France le 28 décembre et incarcérés à Fresnes, dans la région parisienne, les six membres de l'Arche de Zoé doivent comparaître devant un tribunal correctionnel le 14 janvier pour que leur soit signifiée la traduction en droit français de la condamnation tchadienne, la peine de travaux forcés n'existant plus en France. Le procureur de Créteil, près de Paris, a demandé huit années d'emprisonnement.

Le Figaro/AFP





1.Posté par Benjamin Brikinding le 11/01/2008 14:23 | Alerter
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Esperons que tout cela ne soit pas un lot d'artifices pour soustraire ces délinquants à leurs si bien méritées.


Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)