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EDITORIAL

La Centrafrique peut-elle se construire dans un état végétatif sous une éternelle assistance internationale ?


Alwihda Info | Par Jean-Gualbert Togba - 9 Février 2015 modifié le 9 Février 2015 - 19:43

La Centrafrique : De la nocuité du pouvoir naît un peuple mendiant de la paix. Par Jean-Gualbert Togba


La Centrafrique peut-elle se construire dans un état végétatif sous une éternelle assistance internationale ? Ma réponse est NON.  

La Centrafrique peut-elle se construire dans un état végétatif sous une éternelle assistance internationale ?
 Nul n’est censé ignorer que la Centrafrique est un pays en sursis qui vit de l’assistanat aussi chronique qu’ignominieux et dont son état de coma végétatif laisse apparaître des organes fonctionnels au strict minima. Une baisse de régime qui nécessite et demande un traitement de grand malade mais malheureusement, elle ne reçoit qu’une thérapie illusoire et trompeuse.

Le coma végétatif en général délimite et marque la frontière entre la compétence humaine, de ce qu’un médecin chirurgien  aussi réputé et qu' efficace soit-il peut faire, de ce qui relève du supranaturel. La Centrafrique est une comatique végétative. Tant que la communauté internationale au sein de laquelle se trouvent certains pyromanes, continuera à s’acharner sur elle par de fausse piste de résolution de crise, pour des objectifs qui ne sont pas la sienne, à la compresser pour libérer tout son jus à la satisfaction des prédateurs, le coma de la Centrafrique risquerait de s’éterniser dans le temps. Les appareils de maintien en vie c'est-à-dire l’assistance tous azimut portée à la Centrafrique devient  tout simplement des moyens de pression, de prise de contrôle pour la maintenir dans un état de faiblesse et de dépendance aussi longtemps que ses élites ne sont que des simples figurants en friche, des je-m’en-fichistes pas du tout loquaces. TELLE EST LA RÉALITÉ CENTRAFRICAINE.

Voilà que les grands médecins du monde en la matière (la paix) accourent à son chevet, inoculé du poison dans le vaccin à administrer. ça s'appelle de l’acharnement. Ce qui revient à dire que, quand on incruste pernicieusement  dans l’appareil de l’Etat, des assassins terroristes, c’est faire un report de la crise en avant dit aussi communément une fuite en avant, pour rendre l’avenir exécrable et ingouvernable. C'est programmer et planifier aujourd'hui, les futures massacres de la population. A qui en profite le désordre ?

A fortiori, la Centrafrique est dans le processus d'être plongée dans une mort cérébrale que je qualifierais de mort étatique c’est-à-dire de sa disparition.  L’hypersensibilité de la situation centrafricaine impose tout simplement un rassemblement citoyen. Il est urgent de sortir du pouvoir oncogène, changer de traitement de la crise et une réaction de fermeté en face de l’aggravation de la situation sécuritaire. Mais sauf que, tout le monde ne jure que sur l’accord de Brazzaville qui est un chèque en blanc donné aux délinquants institutionnels au grand dam de la population qui se fait massacrer sous les yeux des soldats de l’ONU, de la Sangaris (les militaires français en Centrafrique). PLUS TU TUES ET TU DÉSTABILISES TOUTE UNE NATION, PLUS TU AS LA RECONNAISSANCE ET DE LA PROMOTION. 

Tel est le message aussi désopilant que ridicule envoyé à qui veut le comprendre comme tel et  à qui veut profiter du système. Une politique que nous dénonçons car les Centrafricains ont suffisamment reçu leur dose de contamination bactériologique politique de cette pratique et sont suffisamment expérimentés pour crier tout haut ce qu’ils veulent. 

Où est passée la conscience minimale pour laisser le peuple devenir des mendiants de la paix ?

 La Centrafrique s’illustrent maître dans l’art de taper les cloches. Mais à défaut des cloches, se sont les casseroles qui fredonnent, signe d’exaspération populaire. Mendigoter devient alors une spécialité à la centrafricaine demandeuse d’aumône. Il serait politiquement correcte de créer dans la foulée un ministère d’aumône pour les besoins de l’Etat, du fonctionnement de l'Etat, je dirais plutôt pour le besoin et l’intérêt des forces nuisibles de la Nation (les corrompus et les corrupteurs de la République). Qu’à cela n’en tienne.

Je fais simplement remarquer que,

Lorsque la messe fut dite basse au forum de Brazzaville dans la négociation avec les chefs des groupes criminels armés qui terrorisent les centrafricains pour un « cessez-le-feu » aussi ridicule et irresponsable que ça puisse paraître, c’est comme faire entrer un chameau dans le trou d’une aiguille. Avait on réfléchi aux conséquences politiques, sociales et l’impacte sur le lendemain de la signature d’un tel traité?

Lorsqu’on distribue des millions à ces mêmes groupes terroristes pendant que le peuple meurt dans la forêt et sous les bâches dans leur propre pays, n’avait-on pas pensé qu’une fois l’argent dépensé, les terroristes reviendront au grand galop en ayant comme moyen de pression le massacre sur la population civile et la paralysie du pays pour se faire payer par dessus ? – C’est comme de la moutarde qui monte au nez.

Lorsqu’on taille et on confectionne du "sur mesure" une place d'honneur  aux chefs criminels des groupes armés dans une association des malfaiteurs assassins baptisée  « G7 SIRIRI », en que, en même temps, les autorités de la transitions s'enferment dans une logorrhée insensée du genre "Qu'il n'y aura aucune impunité", c'est un flagrant de délit de mensonge. Une République dépravée à la hauteur du traitement que tout le pays subit venant de la communauté internationale. La Centrafrique mérite t-elle vraiment un moindre respect dans ses conditions ?

A ce stade, la conscience minimale est requise à tous les niveaux : Si le peuple paie sa tribu dans une situation qu’il n’est ni de près ni de loin responsable, à plus forte raison, les gouvernants doivent apporter le soin d’un bon père de famille au fruit de la charité et de l'aumône mis à disposition du peuple car la Centrafrique n’est pas la corne de l’abondance des criminels y compris les criminels économiques pour sacrifier la souveraineté et la sécurité nationale sur l’autel de l’injustice.

 Pendant que les autorités de la transitions font la manche à leur corps défendant, pour ramener de la soupe à la maison, nous leur demandons que la soupe ne se fasse pas maigre à l’arrivée. Tant s’en faut, le sacrifice consenti du peuple ne devrait pas rendre dodu les parasites de la République.
Que l’ONU ne reste pas les bras ballants face à des groupes armés qui prennent pli pour laisser une marque indélébile.

En Centrafrique, tout est devenu mendicité – corruption– mensonge. Où est-ce qu’on va !
 

Jean-Gualbert Togba



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