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Revue de Presse

Rentrée scolaire, enseignement supérieur, syndicats : la revue de la presse tchadienne


Alwihda Info | Par A.G. - 6 Octobre 2018 modifié le 6 Octobre 2018 - 00:26


Cette semaine, l’actualité reste entièrement dominée par la rentrée scolaire 2018-2019 qui est boycottée par les enseignants toujours en grève.


Revue de presse du 05 octobre 2018

Rentrée scolaire, enseignement supérieur, syndicats : la revue de la presse tchadienne
L’année scolaire 2018-2019, le spectre de la peur plane sur la rentrée, nous informe le  tri mensuel Salam Info, pour qui en dépit de la morosité ambiante due à la grève de la plateforme syndicale revendicative, le ministre de l’éducation nationale et de la promotion civique, Aboubakar Assidick Tchoroma a donné le top départ de la rentrée administrative 2018 – 2019 comme à l’accoutumée ce 15 septembre 2018. Il a annoncé lors de son discours de lancement que les nouveaux enseignants seront recrutés et les enseignants communautaires seront professionnalisés afin de combler le déficit en personnel qualifié, relève notre confrère qui informe que du côté des syndicats des enseignants, c’est le silence radio. Salam Info conclut que ce durcissement de ton laisse pantois les parents d’élèves et les élèves sur la rentrée scolaire 2018- 2019.

L’hebdomadaire l’Observateur parle pour sa part, d’une rentrée fantomatique. Alors que la plateforme syndicale revendicative maintient son mot d’ordre de grève, le gouvernement, après avoir lancé la rentrée administrative sans les enseignants, continue le forcing, en lançant le 1ER octobre dernier, la rentrée de classes. Résultat, ce jour, les cours des écoles sont désertes, aucune ombre d’élève dans les établissements, dévoile notre confrère. Cette rentrée a du plomb dans l’aile, insiste l’Observateur. Au lieu d’être effective comme dans les établissements privés, dans le public, c’est une rentrée fictive. « Tant que le gouvernement ne fait pas un geste, personne ne va reprendre avec les activités » lance un responsable d’établissement, rapporté par l’Observateur.

Justement à ce sujet, le journal LE PAYS affirme que le round n’est pas terminé ! Pour cet hebdomadaire, puisque le gouvernement et la plateforme syndicale revendicative continuent à jouer au chat et à la souris. Fatigués de rester à la maison, les travailleurs n’attendent que le rétablissement de leurs augmentations générales spécifiques (AGES) pour reprendre. Malheureusement, le gouvernement mène une guerre d’usure pour faire plier ceux-ci en acceptant cette fois-ci le rétablissement graduel des AGS sans toutefois préciser comment et quand cela va se faire concrètement. C’est une manœuvre pour gagner du temps et les travailleurs ne se sont pas laissé berner par Déby. C’est pourquoi ils ont décidé de voir avant de croire, informe le PAYS.

Le bi mensuel L’Opinion trouve de son côté que la rentrée des classes dépend de Déby. Le confrère rappelle que la rentrée est comme d’habitude lancée officiellement par les autorités du pays le 15 septembre passé. Lundi 17, soit deux jours après, la plateforme revendicative reconduit in extrémiste sa grève. Le Syndicat des enseignants du Tchad, de son côté, brandit son communiqué de fidélité à la plateforme dans sa lutte. Entretemps, poursuit L’Opinion, les enfants tchadiens ont les oreilles tendues vers leurs encadreurs. Et déjà 6 mois le dialogue des sourds entre le gouvernement et la plateforme revendicative. D’un pas en avant, trois pas en arrière, rien de concret n’est sorti de ces multiples rencontres et pourparlers, tantôt dans les cabinets de ministères, tantôt à la présidence de la République. Idriss Déby devient pour la circonstance l’homme de la situation. Tant mieux alors pour l’avenir du pays s’il en est le cas.

De son côté, Salam Info informe dans l’un de ses articles qu’à l’enseignement supérieur, David Oudeingar prend le taureau par les cornes. Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, Dr David Oudeingar a fait le point lors d’une réunion du comité de direction qui s’est tenue le 18B septembre dernier. Il fait observer que « hormis l’Université Roi Fayçal, la plupart des institutions de l’enseignement supérieur n’ont pas bouclé l’année académique 2017-2018. Certaines sont encore au niveau de l’année 2016-2017, à l’exemple des Universités de Moundou, de Doba et de quelques facultés de l’Université de Sarh, relève notre confrère. Devant ce constat, le ministre de l’enseignement supérieur David Oudeingar, qui n’est pas passé par quatre chemins, d’après Salam, décide de prendre le taureau par les cornes en intimant l’ordre aux différentes universités représentées à cette rencontre de mettre les bouchées doubles afin de boucler cette année académique au plus tard le 31 janvier 2019.

Pour le tri mensuel ABBA GARDE, depuis le 03 septembre dernier, les cours ont repris à l’Université de N’Djaména. Mais c’est deux semaines plus tard que les bus ont commencé à circuler. Lors d’un point de presse fait le 19 septembre dernier, le directeur général adjoint du CNOU a imputé la responsabilité des difficultés de son institution aux étudiants qui ne paient pas les frais de transport fixés à 50 FCFA. Les étudiants sont-ils responsables du CNOU ? s’interroge ABBA GARDE qui répond en même temps que Non, ils sont plutôt des victimes. Car lui, on leur a coupé la bourse pour, selon le gouvernement, renforcer les œuvres Universitaires. D’où ce titre de notre confrère, Le gouvernement rattrapé par ses mensonges.