À la suite du décès tragique de trois patients en quarante-huit heures, dont deux femmes en couches, une cellule de crise a été activée par les autorités provinciales du Sila.
Ces événements ont suscité une vive émotion, et ont nécessité une intervention directe de l'exécutif provincial pour situer les responsabilités et évaluer les défaillances du système de prise en charge. Le délégué intérim de la santé publique et de la prévention, Ahmat Al-Isel Ahmed a présenté un rapport technique sur les décès maternels.
Bien que l'intervention médicale ait été tentée, il a souligné que certains cas arrivent dans un état de complication extrême, rendant l'accouchement "dangereux" malgré les protocoles d'urgence.
Des déficits structurels
Les participants ont unanimement identifié des obstacles majeurs à la qualité des soins : pénurie critique de personnel médical qualifié ; absence totale de médecins spécialistes (gynécologues, anesthésistes) ; vétusté ou absence d'équipements essentiels, notamment en radiologie et imagerie médicale.
Après la phase de délibération, le délégué général a conduit une délégation mixte (administrative, militaire et traditionnelle), pour une inspection exhaustive des services de l'hôpital provincial A la maternité et salle d'accouchement, l’on a procédé à l’évaluation des conditions d'hygiène et de la disponibilité des kits d'urgence.
Au service d'échographie, le constat de l'état des appareils de diagnostic a été fait. Pour ce qui est de l’unité nutritionnelle thérapeutique, le suivi des cas de malnutrition reste sévère.
Dialogue direct
Le général Sadick Siboro Dinga a pris le temps d'échanger avec les patients et les garde-malades, pour recueillir leurs témoignages sur l'accueil et la prise en charge.
À l'issue de sa visite, il a déclaré : « Ce que nous avons vu et entendu aujourd'hui est une interpellation directe pour l'État. La perte de ces mères est une tragédie de trop. Nous avons constaté un dévouement du personnel présent, mais qui travaille dans un dénuement technique et humain inacceptable ».
Ces événements ont suscité une vive émotion, et ont nécessité une intervention directe de l'exécutif provincial pour situer les responsabilités et évaluer les défaillances du système de prise en charge. Le délégué intérim de la santé publique et de la prévention, Ahmat Al-Isel Ahmed a présenté un rapport technique sur les décès maternels.
Bien que l'intervention médicale ait été tentée, il a souligné que certains cas arrivent dans un état de complication extrême, rendant l'accouchement "dangereux" malgré les protocoles d'urgence.
Des déficits structurels
Les participants ont unanimement identifié des obstacles majeurs à la qualité des soins : pénurie critique de personnel médical qualifié ; absence totale de médecins spécialistes (gynécologues, anesthésistes) ; vétusté ou absence d'équipements essentiels, notamment en radiologie et imagerie médicale.
Après la phase de délibération, le délégué général a conduit une délégation mixte (administrative, militaire et traditionnelle), pour une inspection exhaustive des services de l'hôpital provincial A la maternité et salle d'accouchement, l’on a procédé à l’évaluation des conditions d'hygiène et de la disponibilité des kits d'urgence.
Au service d'échographie, le constat de l'état des appareils de diagnostic a été fait. Pour ce qui est de l’unité nutritionnelle thérapeutique, le suivi des cas de malnutrition reste sévère.
Dialogue direct
Le général Sadick Siboro Dinga a pris le temps d'échanger avec les patients et les garde-malades, pour recueillir leurs témoignages sur l'accueil et la prise en charge.
À l'issue de sa visite, il a déclaré : « Ce que nous avons vu et entendu aujourd'hui est une interpellation directe pour l'État. La perte de ces mères est une tragédie de trop. Nous avons constaté un dévouement du personnel présent, mais qui travaille dans un dénuement technique et humain inacceptable ».
Menu
Tchad : au Sila, crise sanitaire à l'hôpital provincial








