La cérémonie officielle de clôture du projet Laham Nadif, s'est tenue ce lundi 26 janvier 2026 au Centre de Formation Agro-sylvo-pastoral et de Développement de l'Entrepreunariat (CFADE).
Elle a regroupé les principaux acteurs institutionnels, techniques et bénéficiaires du projet. Mis en œuvre avec le financement de l'ambassade de France au Tchad, le projet Laham Nadif qui repose sur le compagnonnage du CFADE avec la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire, s'achève sur des retombées positives.
Entre 2023 et 2025, Laham Nadif s'est attaché à structurer une filière viande de qualité à N'Djamena, Abéché, Moundou et Mongo, en soutenant le renforcement de capacité des jeunes et des femmes désireuses de construire leur avenir professionnel dans les différents métiers de cette filière.
Dans son allocution, Ahmed Moussa N’Gamé, président du Conseil d’Administration du CFADE, a dressé un bilan positif de cette initiative soutenue par la coopération française. Il a notamment salué le soutien indéfectible de l’ambassade de France au Tchad et du ministère de la Production animale. Le projet a permis des avancées concrètes : 25 étudiants tchadiens ont été formés dans des lycées agricoles de Bourgogne–Franche-Comté.
Sur place, neuf fermes-écoles ont servi de support à des expérimentations sur les cultures fourragères, bénéficiant à 137 futurs agro-pasteurs. Parallèlement, 41 bouchers et 102 femmes ont été formés dans des boucheries-écoles, renforçant ainsi les compétences locales en transformation et valorisation de la viande. N’Gamé a souligné que cette première phase de deux années n’était qu’un « amorçage » face à l’ampleur des défis. Il a annoncé la volonté du Cadre de Concertation Multi-Acteurs (CACOMUT) de porter le label Laham Nadif, pour garantir la mise sur le marché de viandes sûres et saines, répondant aux normes locales et internationales. Tout en reconnaissant l’immensité de la tâche à venir, il a exprimé sa confiance en l’avenir, remerciant l’ensemble des bénéficiaires et partenaires pour leur engagement.
Pour Fabien Talon, premier conseiller de l'ambassade de France, représentant l'ambassadeur de France au Tchad, Eric Gérard, Laham Nadif, ce sont d'abord les résultats, avec 25 jeunes en formation au Brevet de Technicien Supérieur (BTS) agricole et agroalimentaire en France, en région Bourgogne Franche-Comté.
Au Tchad, 300 jeunes dont près de la moitié de femmes formées aux métiers de la filière viande : agropasteurs, bouchers, transformatrices et distributeurs. 60 projets d'entreprises élaborés et prêts à être lancés avec, peut-être pour certains d'entre eux, le soutien l'une des 19 coopérative de jeunes et de femmes créées et formées à la gestion d'une Association Villageoise d'Epargne (AVEC). 11 fermes-écoles et quatre (04) boucheries-écoles, soit 15 structures pédagogiques mises en place et équipées et 14 programmes de formation conçus et dispensés par le CFADE.
Mais au-delà de ces résultats, Laham Nadif place l'humain au cœur du projet car la priorité a été donnée à la formation. Il s’agit de l'un des premiers cheptels d'Afrique, mais importateur net de viande, et ce paradoxe suffit à résumer les enjeux de l'élevage au Tchad. Les premiers jalons posés par Laham Nadif doivent être renforcés et de nombreux volets d'action doivent être ouverts sur le suivi vétérinaire, la traçabilité de la viande, la certification de la filière ou le financement de l'entrepreunariat agricole. « Je forme le souhait que les structures de l'État soutiennent la montée en puissance de Laham Nadif et l'épanouissement économique d'une filière tchadienne de viande et de qualité », a souligné le premier conseiller de l'ambassade de France au Tchad.
Dans son discours, l’inspecteur général du ministère de l'Elevage et de la Production animale, Issa Seid Gamarga, représentant le ministre, a salué les « résultats concrets » de cette coopération avec la France et exprimé le soutien de l’État à sa généralisation. Le représentant du gouvernement a souligné la « profonde gratitude » du Tchad envers ses partenaires français, citant un accompagnement « fondé sur la confiance et le transfert de compétences ».
Il a également insisté sur le caractère stratégique du modèle Laham Nadif, qui articule formation, production et accès au marché. « Cette clôture n’est pas un terme, mais une étape », a-t-il déclaré, annonçant l’engagement de l’État à accompagner l’extension de ce modèle à d’autres provinces. Aligné sur la vision du président de la République pour la modernisation des filières animales, le gouvernement encourage la poursuite de la structuration, du renforcement de la formation et de l’engagement vers la certification.
M. Gamarga a conclu en exprimant le vœu que Laham Nadif devienne un « référentiel national » au service de la souveraineté alimentaire et de la création d’emplois durables, rendant un hommage appuyé aux bénéficiaires, « véritables artisans de ce succès ».
Elle a regroupé les principaux acteurs institutionnels, techniques et bénéficiaires du projet. Mis en œuvre avec le financement de l'ambassade de France au Tchad, le projet Laham Nadif qui repose sur le compagnonnage du CFADE avec la Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire, s'achève sur des retombées positives.
Entre 2023 et 2025, Laham Nadif s'est attaché à structurer une filière viande de qualité à N'Djamena, Abéché, Moundou et Mongo, en soutenant le renforcement de capacité des jeunes et des femmes désireuses de construire leur avenir professionnel dans les différents métiers de cette filière.
Dans son allocution, Ahmed Moussa N’Gamé, président du Conseil d’Administration du CFADE, a dressé un bilan positif de cette initiative soutenue par la coopération française. Il a notamment salué le soutien indéfectible de l’ambassade de France au Tchad et du ministère de la Production animale. Le projet a permis des avancées concrètes : 25 étudiants tchadiens ont été formés dans des lycées agricoles de Bourgogne–Franche-Comté.
Sur place, neuf fermes-écoles ont servi de support à des expérimentations sur les cultures fourragères, bénéficiant à 137 futurs agro-pasteurs. Parallèlement, 41 bouchers et 102 femmes ont été formés dans des boucheries-écoles, renforçant ainsi les compétences locales en transformation et valorisation de la viande. N’Gamé a souligné que cette première phase de deux années n’était qu’un « amorçage » face à l’ampleur des défis. Il a annoncé la volonté du Cadre de Concertation Multi-Acteurs (CACOMUT) de porter le label Laham Nadif, pour garantir la mise sur le marché de viandes sûres et saines, répondant aux normes locales et internationales. Tout en reconnaissant l’immensité de la tâche à venir, il a exprimé sa confiance en l’avenir, remerciant l’ensemble des bénéficiaires et partenaires pour leur engagement.
Pour Fabien Talon, premier conseiller de l'ambassade de France, représentant l'ambassadeur de France au Tchad, Eric Gérard, Laham Nadif, ce sont d'abord les résultats, avec 25 jeunes en formation au Brevet de Technicien Supérieur (BTS) agricole et agroalimentaire en France, en région Bourgogne Franche-Comté.
Au Tchad, 300 jeunes dont près de la moitié de femmes formées aux métiers de la filière viande : agropasteurs, bouchers, transformatrices et distributeurs. 60 projets d'entreprises élaborés et prêts à être lancés avec, peut-être pour certains d'entre eux, le soutien l'une des 19 coopérative de jeunes et de femmes créées et formées à la gestion d'une Association Villageoise d'Epargne (AVEC). 11 fermes-écoles et quatre (04) boucheries-écoles, soit 15 structures pédagogiques mises en place et équipées et 14 programmes de formation conçus et dispensés par le CFADE.
Mais au-delà de ces résultats, Laham Nadif place l'humain au cœur du projet car la priorité a été donnée à la formation. Il s’agit de l'un des premiers cheptels d'Afrique, mais importateur net de viande, et ce paradoxe suffit à résumer les enjeux de l'élevage au Tchad. Les premiers jalons posés par Laham Nadif doivent être renforcés et de nombreux volets d'action doivent être ouverts sur le suivi vétérinaire, la traçabilité de la viande, la certification de la filière ou le financement de l'entrepreunariat agricole. « Je forme le souhait que les structures de l'État soutiennent la montée en puissance de Laham Nadif et l'épanouissement économique d'une filière tchadienne de viande et de qualité », a souligné le premier conseiller de l'ambassade de France au Tchad.
Dans son discours, l’inspecteur général du ministère de l'Elevage et de la Production animale, Issa Seid Gamarga, représentant le ministre, a salué les « résultats concrets » de cette coopération avec la France et exprimé le soutien de l’État à sa généralisation. Le représentant du gouvernement a souligné la « profonde gratitude » du Tchad envers ses partenaires français, citant un accompagnement « fondé sur la confiance et le transfert de compétences ».
Il a également insisté sur le caractère stratégique du modèle Laham Nadif, qui articule formation, production et accès au marché. « Cette clôture n’est pas un terme, mais une étape », a-t-il déclaré, annonçant l’engagement de l’État à accompagner l’extension de ce modèle à d’autres provinces. Aligné sur la vision du président de la République pour la modernisation des filières animales, le gouvernement encourage la poursuite de la structuration, du renforcement de la formation et de l’engagement vers la certification.
M. Gamarga a conclu en exprimant le vœu que Laham Nadif devienne un « référentiel national » au service de la souveraineté alimentaire et de la création d’emplois durables, rendant un hommage appuyé aux bénéficiaires, « véritables artisans de ce succès ».
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Tchad : clôture du projet Laham Nadif, un rêve devenu réalité pour la formation agro-pastorale








