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Revue de Presse

Tchad : la revue de la presse de la semaine du 7 au 13 juin 2021


Alwihda Info | Par Tchonchimbo Ouapi Raphaël - Yana Abdoulaye - 13 Juin 2021



Tchad : la revue de la presse de la semaine du 7 au 13 juin 2021
L'actualité de la semaine qui s'achève est dominée par la présence de l'armée française au Sahel, la tension entre la République centrafricaine et le Tchad, le 10ème congrès du Mouvement patriotique du salut (MPS), le démarrage de la vaccination contre la Covid-19 et le climat social tendu entre Esso et ses ex-employeurs.

« Vers une une réforme de l'opération Barkhane », annonce le quotidien Le Sahel. « Lors d'une réunion tenue jeudi 10 juin, le président de République française, Emmanuel Macron, a annoncé que la France jouera beaucoup plus un rôle d'appui qu'en avant garde. Un calendrier sera établi dans la semaine qui arrive pour concrétiser le retrait progressif des forces françaises de l'opération Barkhane », complète le quotidien.

La tension entre la RCA et le Tchad : « Impressionnant déploiement militaire à la frontière », informe l'hebdomadaire Le Visionnaire. Pour le journal, « après l'accrochage au sol, entre les forces de défense et de sécurité du Tchad et les forces armées centrafricaine (FACA) appuyées par leurs alliés russes et Rwandais, qui a fait six morts et des blessés, le président Faustin Archange Touadera a très rapidement dépêché à N'Djamena une mission de trois pour présenter les excuses de son pays au Tchad. Cependant, sur le terrain les deux pays continuent de renforcer leurs sécurité aux frontières ». « Ce qui n'exclut pas des affrontements dans les jours qui suivent si la diplomatie échoue », s'inquiète Le Visionnaire. 

Pour N'Djamena Bi-hebdo, rien ne vas à la frontière tchado-centrafricaine. « Depuis le 30 mai, date des accrochages en territoire tchadien dans le département de Monts de Lam, entre les forces armées tchadienne et centrafricaine où six soldats tchadiens ont été tués dont cinq enlevés et ensuite exécutés selon les autorités tchadiennes, le calme n'est pas revenu dans le secteur en dépit du ballet diplomatique organisé les autorités centrafricaine en direction de N'Djamena. Depuis, des informations persistantes font état du déploiement des unités de l'armée tchadienne amassées à la frontière Sud du pays où les deux camps militaires se regardent en chien de faïence ». « L'ont redoute fort qu'en cette saison de pluie, les exactions militaires empêchent aux producteurs de cette zone propice à l'agriculture de vaquer normalement à leurs occupations », complète N'Djamena Hebdo.

« Entre MIDI fils et Touadera, qui vaincra », s'exclame Abba Garde. Pour Abba Garde, l'incident qui a entrainé la mort de plusieurs soldats tchadiens à la frontière avec la RCA, n'a pas livré tous ses contours. Même si l'ont annonce que le Tchad et la Centrafrique ont trouvé le chemin d'un apaisement, dans le fond, c'est de la poudre de perlimpinpin, trouve le journal. Pour cet hebdomadaire, le gouvernement centrafricain, a travers son porte-parole, a fait dans la langue de bois. « Toutefois il a condamné le mode opératoire des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui procède à des attaques sur les populations centrafricaines avant de traverser la frontière », ajoute le journal.

« Un recrutement dans l'armée dégénère à Mossoro », annonce le Visionnaire. « Un recrutement lancé pour renforcer les effectifs de la DGSSIE à Moussoro où se déroule la formation tourne au vinaigre. La discrimination constatée dans le recrutement des jeunes dans cette unité de l'armée a occasionné des heurts qui se sont soldés par des morts d'hommes », informe le journal. « La preuve du caractère tribal de l'armée », dénonce N'Djamena Hebdo. « Des bagarres ont lieu à Moussoro le 3 juin dernier ayant fait un mort et une vingtaine de blessés. À l'origine, des recrutements jugés discriminatoires. Un fait qui lève le voile le caractère Tribal de l'armée Tchadienne », dit-il.

MPS : « La guerre des gangs », lance L'hebdomadaire Le Temps. « La bataille sera sanglante et sans pitié au MPS (...) C'est une question de vie où de mort pour beaucoup de ténors du mouvement qui s'attendent à ce que le contrôle du parti leur échappe. Dans cette foire d'empoigne, il est clair que le MPS va y laisser des plumes. Mais aussi dans cette guerre fratricide, il y aura des cadavres politiques et des mutilés de guerre ». Car, on s'attend à une belle bagarre », annonce Le Temps. Pour l'Observateur, « après la mort du président fondateur du MPS viens le déclin ! », s 'exclame le journal. Selon l'Observateur, le MPS poste-Deby est en ébullition !. « 49 jours seulement après la mort du président fondateur Idriss Deby Itno, le parti MPS s'effrite et amorce son déclin ». « Un congrès extraordinaire est convoqué à l'insu du secrétaire général Mahamat Zene Bada Abbas, se trouvant à Paris pour un check-up sanitaire. Mais ce dernier depuis a voulu stopper cette manœuvre qui défie son autorité en tant que première personnalité du parti après la mort subit de Déby », explique l'Observateur.

Abba Garde de son côté parle du mauvais héritage. « Le 4 juin dernier, la secrétaire adjointe du MPS, Madjidian Padja Ruth, par décision n° 016/MPS/CNS/BPN/SG/2021, convoque le 10ème congrès extraordinaire du parti pour le 12 et 13 juin. Un jour après, elle nomme par décision n°017 les membres du comité d'organisation dudit congrès. C'est en absence du secrétaire général titulaire, Mahamat Zene Bada, en séjour à Paris, en France depuis le 3 juin dernier pour des raisons de santé. Depuis son séjour parisien, le SG prend une décision n° 018, signée mais non cachetée pour annuler la convocation dudit congrès au motif qu'elle est illégale. C'est un autre débat juridique qui s'ouvre mais comment en est-on arrivé là ? », s'interroge Abba Garde. « Vers l'éclatement du parti du feu Deby », se demande Le Visionnaire. Le MPS organise un congrès extraordinaire avec pour thème la redynamisation du parti. « Une première rencontre après le décès de son président fondateur Idriss Deby Itno. Si pour certains cette rencontre permettra de recoller le morceau après le décès du fondateur du parti, pour d'autres, désormais orphelin, le parti à l'oriflamme guerrière éclatera. La décision du SG annulant ce congrès sera-t-elle suivie par les militants qui réclament la redynamisation du parti ? », s'interroge Le Visionnaire.

« Bras de fer entre Esso et ses ex-employés », annonce l'Observateur. « Esso nous trouvera sur son chemin », renchérit N'Djamena Bi-hebdo. « Lassés d'attendre l'exécution et de constater les manigances pour bloquer le paiement intégral de leurs droits, les milliers d'ex-travailleurs de TCC-SSCI menacent de passer à la désobéissance civile dans les prochains jours pour arracher leur gain », complète N'Djamena Hebdo.

« Le Tchad à son tour contre la Covid-19 », annonce Le Visionnaire. « Dans le cadre de la première phase de vaccination contre la Covid-19, le ministre de la Santé publique et de la Solidarité nationale, a travers le sous-comité formation et ressources humaines, a fait un débriefing aux journalistes pour donner le message essentiel sur la vaccination », conclut le journal.



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