Originaire de Sarh, chef-lieu de la province du Moyen-Chari, Soloumta Carine est née le 16 février 1990. Elle est la quatrième d’une famille de huit enfants. Elle a effectué ses études primaires dans sa ville natale avant de poursuivre le cycle secondaire au Lycée-Collège Saint Charles Lwanga, puis au Lycée-Collège Humanité, où elle obtient son baccalauréat série A4 en 2009.
Animée par le désir d’apprendre et de se construire un avenir solide, elle poursuit ses études supérieures à l’Institut HEC Tchad de N’Djamena, où elle obtient une licence en communication des entreprises. Aujourd’hui mère d’une fille de 11 ans, Soloumta Carine a très tôt développé le goût du travail et de l’engagement.
Son parcours professionnel débute par plusieurs stages qui lui permettent d’acquérir de l’expérience. En 2014, elle effectue un stage à la Star Nationale. L’année suivante, elle passe par la Compagnie Sucrière du Tchad. Elle réalise ensuite un troisième stage à la Radio Lotiko de Sarh, où elle travaille comme présentatrice du journal parlé et réalisatrice d’une émission intitulée « Regard sur les femmes ». Cette expérience dans le monde des médias a renforcé son intérêt pour les questions sociales, et particulièrement celles liées aux femmes.
Aujourd’hui, Soloumta Carine poursuit également ses études en master à l’Université de Sarh, option développement communautaire local. Parallèlement, elle exerce comme animatrice au Réseau de suivi des activités liées au pétrole dans le Moyen-Chari et le Mandoul (RESAP/MC).
Très engagée dans la société civile depuis près de huit ans, elle est également point focal de la Ligue tchadienne des droits des femmes dans le Moyen-Chari et membre de l’organisation Afriyan.
Dans le cadre de son travail, elle sillonne régulièrement la province pour sensibiliser les populations.
« Dans le cadre de mon travail, je parcours à moto plusieurs kilomètres à travers les différents cantons du Moyen-Chari pour sensibiliser les communautés sur les questions foncières, qui constituent l’une des causes des conflits dans la province. Nous expliquons également les techniques de sécurisation des terres et sensibilisons les femmes sur leurs droits, notamment l’accès à la terre », explique-t-elle.
À travers la Ligue tchadienne des droits des femmes, elle se bat également pour défendre les personnes vulnérables. Cette vocation trouve ses racines dans son enfance.
« Quand j’étais petite, j’écoutais beaucoup la radio. J’admirais certains journalistes et je voulais suivre leurs pas une fois adulte. C’est ce qui m’a poussée à entrer dans le monde de la radio. Petit à petit, ce travail m’a amenée à m’engager dans la société civile », confie-t-elle.
Cependant, son engagement n’est pas sans difficultés. Sur le terrain, Soloumta Carine fait face à plusieurs défis, notamment la difficulté pour certaines femmes de dénoncer les violences qu’elles subissent.
« Travailler avec les femmes dans la société civile n’est pas toujours simple. Certaines n’osent pas dénoncer leurs bourreaux. Nous les encourageons à ne pas avoir peur. Beaucoup de femmes se font aussi arracher leurs terres, surtout dans le sud du pays. Nous leur expliquons qu’elles ont le droit d’accéder à la terre et qu’elles doivent défendre leurs droits. Dans la province du Moyen-Chari, près de 300 cas de violences basées sur le genre ont déjà été enregistrés », souligne-t-elle.
Malgré les difficultés, Soloumta Carine reste une femme déterminée. Elle apprécie particulièrement les personnes qui travaillent avec sérieux et celles qui sont toujours prêtes à aider les autres. En revanche, elle dit ne pas apprécier l’hypocrisie. Pendant son temps libre, elle aime marcher et écouter de la musique.
À l’occasion de la Semaine nationale de la femme tchadienne et de la Journée internationale de la femme, Soloumta Carine lance un message fort à toutes les femmes. Elle les encourage à se battre pour leurs droits, à ne jamais baisser les bras, à se soutenir mutuellement et à dénoncer, en tout temps et en tout lieu, toutes les formes de violences faites aux femmes.
Animée par le désir d’apprendre et de se construire un avenir solide, elle poursuit ses études supérieures à l’Institut HEC Tchad de N’Djamena, où elle obtient une licence en communication des entreprises. Aujourd’hui mère d’une fille de 11 ans, Soloumta Carine a très tôt développé le goût du travail et de l’engagement.
Son parcours professionnel débute par plusieurs stages qui lui permettent d’acquérir de l’expérience. En 2014, elle effectue un stage à la Star Nationale. L’année suivante, elle passe par la Compagnie Sucrière du Tchad. Elle réalise ensuite un troisième stage à la Radio Lotiko de Sarh, où elle travaille comme présentatrice du journal parlé et réalisatrice d’une émission intitulée « Regard sur les femmes ». Cette expérience dans le monde des médias a renforcé son intérêt pour les questions sociales, et particulièrement celles liées aux femmes.
Aujourd’hui, Soloumta Carine poursuit également ses études en master à l’Université de Sarh, option développement communautaire local. Parallèlement, elle exerce comme animatrice au Réseau de suivi des activités liées au pétrole dans le Moyen-Chari et le Mandoul (RESAP/MC).
Très engagée dans la société civile depuis près de huit ans, elle est également point focal de la Ligue tchadienne des droits des femmes dans le Moyen-Chari et membre de l’organisation Afriyan.
Dans le cadre de son travail, elle sillonne régulièrement la province pour sensibiliser les populations.
« Dans le cadre de mon travail, je parcours à moto plusieurs kilomètres à travers les différents cantons du Moyen-Chari pour sensibiliser les communautés sur les questions foncières, qui constituent l’une des causes des conflits dans la province. Nous expliquons également les techniques de sécurisation des terres et sensibilisons les femmes sur leurs droits, notamment l’accès à la terre », explique-t-elle.
À travers la Ligue tchadienne des droits des femmes, elle se bat également pour défendre les personnes vulnérables. Cette vocation trouve ses racines dans son enfance.
« Quand j’étais petite, j’écoutais beaucoup la radio. J’admirais certains journalistes et je voulais suivre leurs pas une fois adulte. C’est ce qui m’a poussée à entrer dans le monde de la radio. Petit à petit, ce travail m’a amenée à m’engager dans la société civile », confie-t-elle.
Cependant, son engagement n’est pas sans difficultés. Sur le terrain, Soloumta Carine fait face à plusieurs défis, notamment la difficulté pour certaines femmes de dénoncer les violences qu’elles subissent.
« Travailler avec les femmes dans la société civile n’est pas toujours simple. Certaines n’osent pas dénoncer leurs bourreaux. Nous les encourageons à ne pas avoir peur. Beaucoup de femmes se font aussi arracher leurs terres, surtout dans le sud du pays. Nous leur expliquons qu’elles ont le droit d’accéder à la terre et qu’elles doivent défendre leurs droits. Dans la province du Moyen-Chari, près de 300 cas de violences basées sur le genre ont déjà été enregistrés », souligne-t-elle.
Malgré les difficultés, Soloumta Carine reste une femme déterminée. Elle apprécie particulièrement les personnes qui travaillent avec sérieux et celles qui sont toujours prêtes à aider les autres. En revanche, elle dit ne pas apprécier l’hypocrisie. Pendant son temps libre, elle aime marcher et écouter de la musique.
À l’occasion de la Semaine nationale de la femme tchadienne et de la Journée internationale de la femme, Soloumta Carine lance un message fort à toutes les femmes. Elle les encourage à se battre pour leurs droits, à ne jamais baisser les bras, à se soutenir mutuellement et à dénoncer, en tout temps et en tout lieu, toutes les formes de violences faites aux femmes.
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Tchad : Soloumta Carine, militante des droits des femmes et actrice du développement communautaire au Moyen-Chari








